Rachel Notley exige des progrès rapides dans le dossier de Trans Mountain

EDMONTON — La première ministre albertaine exige des progrès rapides quant au conflit qui oppose l’Alberta à la Colombie-Britannique relativement à l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, sans quoi elle pénalisera une fois de plus sa province voisine.

Rachel Notley a déclaré vendredi qu’elle voulait voir «des preuves de progrès la semaine prochaine». Sinon, a-t-elle prévenu, l’Alberta optera pour «d’autres stratégies».

Elle a ajouté qu’entre-temps, elle laisserait l’espace nécessaire aux intervenants pour qu’ils puissent discuter entre eux.

La première ministre souhaite que la Colombie-Britannique revienne sur sa décision de limiter le débit de pétrole transporté en attendant la fin d’une évaluation des mesures de sécurité en cas de déversement.

L’Alberta croit que cette décision signera l’arrêt de mort du projet de Kinder Morgan qui, selon la province, est crucial pour lui permettre d’obtenir de meilleurs prix pour son pétrole.

Les représentants d’Ottawa négocient présentement avec leurs homologues britanno-colombiens afin de trouver une solution au conflit, qui entame sa troisième semaine.

Rachel Notley martèle que le gouvernement fédéral a le dernier mot concernant la construction des oléoducs qui traversent plusieurs provinces.

La première ministre a déjà suspendu des négociations visant à augmenter les achats d’électricité de sa province auprès de la Colombie-Britannique, en plus d’interdire l’importation en sol albertain de tous les vins britanno-colombiens.

Elle a aussi formé un comité de 19 personnes chargé de trouver des moyens pour accroître la pression sur le gouvernement de la Colombie-Britannique.