Recensement 2016: les faits saillants

OTTAWA – Les faits saillants des premières données du recensement 2016, consacrées à la population et au logement, dévoilées mercredi matin:

– Statistique Canada a recensé 35 151 728 personnes vivant sur le territoire canadien au 10 mai 2016, en hausse de 1,7 million, ou de 5 pour cent, par rapport à 2011 — soit un peu moins que la hausse de 5,9 pour cent enregistrée entre 2006 et 2011. Le Canada occupe cependant le premier rang chez les pays du G7.

– Selon Statistique Canada, la population du Canada en 1871 n’était que de 3,5 millions de personnes, puis de 20 millions en 1966.

– À 11,6 pour cent, l’Alberta demeure la province avec la croissance de population la plus importante au pays, en hausse par rapport aux 10,8 pour cent enregistrés en 2011.

– Le poids démographique du Québec au sein de la population canadienne, en baisse constante depuis cinquante ans, atteint désormais 23,2 pour cent. La province franchit néanmoins pour la première fois la barre du huit millions d’habitants, avec 8 164 361 personnes vivant sur son territoire.

– À 2,9, le taux de fécondité du Nunavut est le plus élevé au Canada, où la moyenne nationale se situe plutôt à 1,6 enfant par femme. Avec une croissance de 12,7 pour cent depuis cinq ans, la population du Nunavut dépasse d’ailleurs pour la première fois celle du Yukon.

– Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne à enregistrer un recul de sa population avec une perte de 0,5 pour cent depuis cinq ans. Toutes les provinces de l’Atlantique sont largement en deçà de la moyenne canadienne (5 pour cent).

– Calgary est le centre urbain qui enregistre la plus forte hausse de population avec une croissance de 14,6 pour cent, suivie par Edmonton (13,9 pour cent) et Saskatoon (12,5 pour cent).

– Dans les zones urbaines de tailles plus petites, Sylvan Lake, en Alberta, détient le record de croissance avec une hausse de 19,6 pour cent, suivie par Wasaga Beach/Collingwood, en Ontario (17,9 pour cent) et Okotoks, en Altberta (17,8 pour cent).

– De l’autre côté du spectre, Saint John, au Nouveau-Brunswick, enregistre une baisse de population de 2,2 pour cent. Thunder Bay, en Ontario, ne fait aucun gain, tandis que la région du Grand Sudbury n’enregistre qu’une faible croissance de 1 pour cent.

– Du côté des villes plus petites, Campbellton, au Nouveau-Brunswick, accuse un recul de 9,3 pour cent de sa population, suivie par Elliot Lake, en Ontario (-5.3 pour cent) et New Glasgow, en Nouvelle-Écosse (-3,7 pour cent).

– Après avoir écopé pour les problèmes du secteur manufacturier après la récession de 2008, la ville frontalière de Windsor, en Ontario, semble reprendre le dessus, avec une croissance de population de 3,1 pour cent, effaçant le recul enregistré lors du recensement précédent.

– Plus du tiers (35,5 pour cent) des Canadiens vivent dans l’un ou l’autre des trois centres urbains les plus peuplés, soit Toronto, Montréal et Vancouver.

– De même, près du tiers (31,6 pour cent) de la population canadienne vit maintenant dans l’ouest du pays, majoritairement en Colombie-Britannique (13,2 pour cent) et en Alberta (11,6 pour cent).

– Le taux de croissance au Manitoba (5,8 pour cent) dépasse la moyenne canadienne (5 pour cent) pour la première fois en 80 ans, en majeure partie grâce à l’immigration.

– En 2016, les deux tiers des Canadiens vivaient à 100 kilomètres ou moins de la frontière Canada — États-Unis.

– La région de Vancouver compte la plus importante densité de population, avec 5492,6 habitants par kilomètre carré, suivi par Westmount (5024,9 h/km2) et Côte-Saint-Luc (4662,5 h/km2) dans la région de Montréal.