Recherches sur le SRAS-CoV-2, la COVID-19, les traitements et le vaccin

Des milliers de scientifiques dans le monde entier sont à pied d’oeuvre pour tenter de lutter contre la pandémie de COVID-19. Voici un résumé de certaines recherches récentes, qui ont été menées par des revues académiques ou des agences scientifiques, et qui ont été révisées par des pairs:

La revue «Science» rapporte qu’une équipe chinoise a développé un éventuel candidat pour un vaccin contre la COVID-19, qui tue le nouveau coronavirus chez la souris et le primate. Les chercheurs ont travaillé avec des virus inactifs pour développer un sérum afin d’amener le receveur à développer ses propres anticorps. Le sérum a également éliminé le virus chez les singes infectés sans les rendre dépendants du sérum pour produire leurs anticorps. Les essais cliniques sur le vaccin potentiel devraient commencer plus tard cette année.

Un article dans l’une des revues de l’«American Chemical Society» affirme que les chercheurs ont trouvé un moyen sûr et fiable de stériliser les fameux masques «N95», pour les réutiliser. L’équipe a constaté que la pulvérisation de masques à l’éthanol ou à l’«eau de Javel» réduisait l’efficacité de filtration du masque. La même chose s’est produite avec la vapeur, mais pas aussi rapidement; la lumière ultraviolette fonctionne, mais elle est difficile à appliquer. Par contre, le chauffage des masques à 85° C pendant 20 minutes a permis au tissu d’être traité jusqu’à 50 fois sans perdre son efficacité de filtration.

L’Organisation mondiale de la santé publie des recherches qui utilisent un superordinateur pour identifier des médicaments potentiellement efficaces contre le nouveau coronavirus. L’université Johannes Gutenberg, de Mayence, en Allemagne, a utilisé l’un des ordinateurs les plus puissants du monde pour simuler la réaction de 42 000 substances différentes avec le virus. Après 30 milliards de calculs, les chercheurs ont trouvé quatre médicaments initialement développés contre l’hépatite qui se sont fortement liés au nouveau virus, ce qui pourrait l’empêcher de se lier, lui, aux cellules humaines. Une caractéristique similaire a été trouvée dans une substance dérivée du chèvrefeuille du Japon.

Une équipe de l’Institut de recherche en santé Lawson, de London, en Ontario, affirme qu’elle est la première au monde à utiliser la dialyse pour traiter les patients atteints de la COVID-19. Le sang d’un patient est prélevé doucement et réinjecté avec des globules blancs légèrement modifiés pour combattre l’inflammation. La COVID-19 peut provoquer une réponse immunitaire extrême — l’organisme attaque ses propres cellules. Or, il existe actuellement peu de moyens de résoudre ce problème: le nouveau traitement vise à en fournir un. La technique est actuellement testée auprès de 40 patients gravement malades au «London Health Sciences Centre».

Un groupe de l’Université de Montréal utilise des méthodes statistiques empruntées de l’économie pour estimer les taux d’infection de la COVID-19. Les estimations précédentes dépendaient d’un échantillonnage non aléatoire — des personnes sélectionnées pour le test. Les auteurs d’un article — non évalué par les pairs, celui-là — ont trouvé une technique qui, selon eux, corrige ce biais. Ils soutiennent que l’utilisation de la méthode dans plusieurs États américains a suggéré des taux d’infection jusqu’à 19 fois supérieurs aux taux de tests positifs. Les chercheurs concluent que la grande majorité des cas de COVID-19 ne sont pas détectés.

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