Réduction du quota d’automne pour le hareng dans le golfe du Saint-Laurent

MONCTON, N.-B. — Le quota d’automne pour la pêche au hareng dans le sud du golfe du Saint-Laurent a été réduit de deux mille tonnes dans le but d’augmenter le stock de poissons.

Dans un communiqué publié vendredi, le ministère des Pêches et des Océans indique que le total autorisé des captures dans la région a été réduit de 12 000 à 10 000 tonnes.

Le ministère fédéral affirme que la réduction des prises pour les pêcheurs dans certaines parties du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de toute l’Île-du-Prince-Édouard contribuera à réduire la pression sur la quantité de hareng.

Il indique qu’avec la baisse du nombre de poissons adultes reproducteurs, des mesures de gestion plus strictes sont nécessaires pour aider le stock de hareng à «atteindre la maturité, se reproduire et se reconstituer».

Les efforts visant à aider au rétablissement du bassin de hareng dans le golfe se poursuivent, le total autorisé des captures étant passé de 22 500 tonnes en 2019 à 12 000 tonnes en 2020 et 2021.

Le ministère a fait savoir qu’il entamera des consultations avec les pêcheurs, les communautés autochtones et d’autres partenaires pour reconstituer la population de hareng de manière responsable, notamment en tenant compte de l’incidence des prédateurs tels que les phoques sur le nombre de poissons.

«Le stock de hareng d’automne du sud du golfe du Saint-Laurent est en déclin depuis plus d’une décennie, d’autres mesures sont nécessaires pour protéger ce stock, afin que les pêcheurs puissent continuer à le pêcher dans un avenir proche et lointain», a déclaré la ministre fédérale des Pêches, Joyce Murray. 

«En réduisant la pression de la pêche et en prenant une longueur d’avance sur un plan de reconstruction, nous donnons à un plus grand nombre de poissons reproducteurs la meilleure chance de continuer à croître et à se reproduire, ce qui, je l’espère, conduira à des changements positifs.»

Le ministère affirme qu’en plus de la pression de la pêche, la quantité de hareng est affectée par une mortalité naturelle élevée, une baisse du poids selon l’âge et des changements dans l’environnement.

Le hareng est une importante source de nourriture pour d’autres espèces, notamment le thon rouge et la morue de l’Atlantique.

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