Refus de porter un masque: les contrevenants s’exposent à des amendes

Québec sonne la fin de la récréation et décide de serrer la vis aux contrevenants qui défient l’obligation de porter un masque dans les lieux publics fermés.

Ceux qui refusent de porter un masque là où il est obligatoire, par exemple dans le métro, l’autobus, dans les commerces ou restaurants, s’exposeront à des amendes à compter de samedi.

Le montant des amendes reste à déterminer. Le conseil des ministres devrait tenir une réunion spéciale à ce sujet incessamment, probablement dès vendredi, pour préciser les sanctions prévues et s’assurer qu’elles seront dissuasives. 

Les services policiers seront invités à concentrer leurs interventions dans les zones jaunes en priorité, présentement les régions de Québec, l’Estrie, Laval et l’Outaouais. Mais c’est tout le territoire du Québec qui est visé.

«C’est le temps de sévir», a dit le premier ministre François Legault, préoccupé par la situation, dénonçant la petite minorité «d’irresponsables» qui défient les consignes sanitaires, mettant à risque les personnes plus âgées et les gens vulnérables, tout en fragilisant le réseau de la santé.

Le premier ministre Legault a fait cette annonce tôt jeudi matin, en conférence de presse, à Québec,  entouré du ministre de la Santé, Christian Dubé, et du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Le gouvernement change donc de stratégie, puisque précédemment le fardeau reposait uniquement sur les épaules des commerçants, par exemple, qui devaient s’assurer que la consigne du masque, imposée depuis la mi-juillet, était observée, sous peine de se voir imposer une amende pouvant aller de 400 $ à 6000 $. L’approche gouvernementale avait soulevé aussitôt une levée de boucliers, les commerçants refusant d’assumer seuls l’entière responsabilité du respect de la directive.

En parallèle, on a appris que le gouvernement avait décidé d’interdire les karaokés dans les bars. Une annonce officielle est attendue.

Le gouvernement n’est pas prêt pour autant à fermer les bars pour l’instant, mais il «n’exclut rien», a commenté M. Legault, laissant la porte ouverte à ce scénario.

Il n’est pas impossible aussi que Québec intervienne pour mieux encadrer les rassemblements privés, a laissé entendre le ministre Dubé.

La conférence de presse a été tenue tôt en matinée pour ne pas interférer avec le caucus de la rentrée parlementaire des 76 députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), réunis pour deux jours au parlement, à compter de jeudi matin.

Cette annonce survient alors qu’on observe un durcissement des positions des opposants à l’obligation de porter un masque dans les lieux publics, de même qu’une hausse marquée du nombre de cas d’infection depuis quelques semaines.

De mercredi à jeudi, le Québec a enregistré 188 nouveaux cas de COVID-19 au Québec, portant le nombre total de personnes infectées à 64 244 depuis le début de la pandémie.

«On ne peut pas nier que depuis quelques semaines, il y a une augmentation qui est préoccupante», a convenu le premier ministre, qui évalue la situation actuelle encore «sous contrôle», malgré la nette tendance à la hausse.

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