Rencontre Legault-Trudeau: «On est là pour s’aider les uns, les autres», dit Duclos

OTTAWA — Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, souhaite qu’un des éléments qui ressortira de la rencontre prévue entre Justin Trudeau et François Legault soit qu’Ottawa et Québec sont «là pour s’aider les uns, les autres» en matière de santé.

M. Duclos a, par le fait même, semblé vouloir adoucir le ton des débats au sujet d’une éventuelle hausse des transferts en santé, lequel a paru se durcir dernièrement selon plusieurs observateurs.

«On est là pour s’aider les uns, les autres. On a vu comment on l’a fait durant la COVID-19. Ça a sauvé des centaines de milliers de vies et on sait qu’on peut continuer à le faire en travaillant pour utiliser des ressources financières et autres, (…) pour appuyer les efforts des provinces et des territoires», a-t-il dit jeudi en mêlée de presse à Ottawa.

Le ministre fédéral de la Santé ne sera pas présent à la réunion prévue vendredi entre le premier ministre du Québec, François Legault, et son vis-à-vis fédéral, Justin Trudeau. Il a néanmoins été questionné – alors qu’il se rendait à une réunion du conseil des ministres – sur ce qu’il espère voir comme avancement au terme du tête-à-tête entre premiers ministres.

Après la mêlée de presse de M. Duclos, son bureau n’a pas voulu s’avancer sur l’intention derrière les commentaires du ministre, à savoir s’il a réellement voulu adoucir le ton. «Je pense que le but n’est jamais de durcir le ton», a-t-on répondu lorsqu’interpellé par La Presse Canadienne après la mêlée de presse.

«L’intention a toujours été d’avoir des discussions constructives», a-t-on ajouté.

Par ailleurs, le ministre Duclos a assuré, de nouveau, que l’intention du fédéral est de respecter la compétence provinciale en matière de santé.

«Le gouvernement canadien ne doit jamais vouloir ou même prétendre s’occuper de la gestion des soins de santé dans quelque province que ce soit», a-t-il insisté.

Questionné à savoir s’il est d’avis que le fédéral devra mettre de l’eau dans son vin, durant l’année 2023 qui arrive à grands pas, afin de dénouer l’impasse sur la voie à suivre pour hausser le financement des soins de santé, M. Duclos a eu une réponse vague.

«Je suis sûr qu’on va arriver à une belle entente en 2023. Ça va demander de faire les choses différemment, mais on est habitué de les faire différemment, les choses, avec les collègues des provinces et des territoires», a-t-il soutenu.

De son côté, M. Trudeau a fait un bref commentaire alors qu’il se rendait aussi à la réunion de son cabinet, au lendemain de la levée des travaux de la Chambre des communes en vue de la période des Fêtes.

«Je pense que les Canadiens veulent clairement voir des améliorations dans leurs services de santé, a-t-il dit. Nous, en tant que gouvernement fédéral, on est là pour travailler avec les provinces, pour investir plus avec les provinces, mais comme j’ai dit depuis le début, on doit voir des améliorations dans les services pour les Canadiens.»

L’ensemble des provinces et territoires demande depuis plus de deux ans une hausse des transferts fédéraux en santé afin de faire passer la contribution d’Ottawa de 22 % à 35 % des coûts en la matière.

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