Reprise des recherches nautiques pour retrouver le petit Ariel Kouakou

MONTRÉAL — Les recherches nautiques en vue de retrouver le petit Ariel Kouakou ont repris mardi matin sur la rivière des Prairies, au nord de Montréal.

Les policiers privilégient toujours la thèse de la noyade pour expliquer la disparition du garçon de 10 ans, survenue il y a maintenant deux semaines.

Toutefois, puisqu’aucune autre hypothèse n’est encore écartée, incluant celle de l’enlèvement, l’affaire est toujours classée comme une enquête criminelle.

Ariel Kouakou est disparu le lundi 12 mars. Il devait se rendre chez un ami à l’occasion d’une journée pédagogique, mais celui-ci était au service de garde.

Il a été aperçu pour la dernière fois entrant dans le parc des Bateliers, qui longe la rivière des Prairies. Des caméras de sécurité le montrent entrant dans le parc, mais aucune ne le montre en train d’en ressortir.

Ce dossier a rebondi jusqu’au bureau de la mairesse Valérie Plante, mardi, à la suite de critiques formulées à l’endroit du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Ces critiques, émises par une journalistes et une intervenante en disparition d’enfants, reprochent au SPVM d’avoir trop attendu avant de déployer tout l’arsenal requis pour retrouver le garçon.

Le leader de l’opposition Francesco Miele a reproché à Mme Plante, mardi matin lors de la séance du conseil municipal, de ne pas être intervenue publiquement pour soutenir son corps policier.

L’attaque a fait bondir Mme Plante qui a qualifié la question d’inacceptable et qui a fait part de sa pleine confiance envers le service policier, tout en reconnaissant l’existence de ces critiques.

«Il y a des critiques qui ont été émises par rapport au SPVM. Ils les entendent, ils vont y faire face», a-t-elle dit ajoutant qu’elle ne se mêlerait pas «des enquêtes internes» qui viendront par la suite en rétroaction à cet événement.

Elle a ajouté qu’elle était allée sur le terrain, mais que sa visite n’avait pas été médiatisée, contrairement aux habitudes de son prédécesseur.

Le ton a monté lorsque M. Miele s’est défendu de politiser le dossier, ce à quoi Mme Plante a répliqué: «c’est exactement ce que vous faites.»

 

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