Résidus dans l’Athabasca: rien n’est encore décidé, assure le ministre Guilbeault

Le ministre fédéral de l’Environnement affirme que le rejet de résidus de sables bitumineux traités dans l’environnement n’est pas la seule solution envisagée pour nettoyer les immenses bassins toxiques en Alberta.

Steven Guilbeault affirme que même si son gouvernement élabore des règlements sur la façon dont les résidus pourraient être drainés dans la rivière Athabasca, d’autres solutions sont également à l’étude.

«Nous n’avons jamais dit que c’était la seule solution envisagée, a déclaré le ministre. Nous n’excluons pas la possibilité de trouver des solutions techniques aux problèmes de bassins de résidus.»

Les commentaires de M. Guilbeault interviennent alors que des enquêteurs de l’UNESCO arrivent en Alberta pour examiner les menaces qui pèsent sur le parc national Wood Buffalo, qui pourrait être placé sur la liste des sites du patrimoine mondial en péril. Une possibilité qualifiée de «probable».

L’une des menaces pour le site est la présence de ces bassins de résidus à proximité de la rivière Athabasca qui irrigue le parc.

Des Premières Nations et des groupes environnementaux craignent que les gouvernements provincial et fédéral aient déjà décidé que le traitement et le rejet des résidus étaient la voie à suivre. Mais M. Guilbeault dit que ce n’est pas le cas et que tout plan de traitement devrait être approuvé par son ministère.

Il dit que la décision sera prise après une large consultation, et pas seulement avec les entreprises de sables bitumineux.

Selon le ministre, le gouvernement travaille sur la réglementation permettant de traiter et de déverser les eaux afin d’être prêt dans le cas où la conclusion confirmerait qu’il s’agit de la meilleure option.

Il ajoute que l’adoption d’une réglementation prend du temps et qu’il faut avoir une solution en place d’ici 2025 au moment où les bassins actuels seront saturés.

Steven Guilbeault insiste sur le fait que toute masse d’eau renvoyée en nature devra être propre à la consommation.

D’autres options sont étudiées comme celle de décontaminer l’eau et de la recycler pour la réutiliser dans les opérations. Le ministre martèle qu’il faut agir rapidement alors que de plus en plus de preuves démontrent que les bassins commencent à contaminer des sources d’eau environnantes.

Peu importe la solution choisie, elle devra s’appliquer à très grande échelle. Les bassins actuels contiennent environ 1400 milliards de litres d’eau contaminée et ils continuent de se remplir.

Dans une série de messages publiés sur Twitter, la ministre provinciale de l’Environnement, Whitney Issik, a assuré que l’Alberta avait la situation bien en main. Elle a pointé le fait que la région était l’un des endroits du monde les plus surveillés en matière de protection de l’environnement.

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