Retenez l’ascenseur? La vie en condo pendant la pandémie

C’est devenu un scénario de plus en plus ambigu: les portes de l’ascenseur s’ouvrent et il y a déjà quelqu’un à l’intérieur.

Entrez-vous ou attendez-vous le prochain?

Les responsables de la santé publique ont exhorté les Canadiens de maintenir une distance sociale et d’éviter des zones achalandées depuis le début de la pandémie de COVID-19, il y a quelques semaines. Mais pour ceux qui vivent dans les grandes villes du pays — en particulier ceux dans les immeubles ou les copropriétés — ça peut être plus facile à dire qu’à faire.

«Le risque est élevé dans ces endroits simplement en raison de la densité de population, a affirmé Kevin Coombs, un chercheur en maladies infectieuses et professeur de microbiologie médicale à l’Université du Manitoba. En même temps, c’est un couteau à double tranchant. Si vous avez un imposant groupe de personnes, mais qu’aucune n’est infectée, il n’y a rien à transmettre. Le danger est que nous ne savons pas qui est infecté. C’est toujours mieux d’être prudent.»

De nombreux immeubles résidentiels à travers le pays ont mis en place plus de mesures de sécurité depuis que l’épidémie a été classée comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé, le 11 mars.

Les principales mesures ont été la fermeture d’espaces communs d’agrément tels que les salles de conditionnement physique, les bibliothèques et les salles de fête. Mais certains bâtiments ont également mis en place une limite d’usagers dans les ascenseurs — généralement de deux à quatre personnes.

Cela dit, comment faire appliquer ce règlement?

«Si vous entrez dans un ascenseur, qu’allez-vous faire si quelqu’un d’autre veut entrer? Vous allez lui refuser l’accès? Personne d’autre ne peut entrer dans cet ascenseur?, a lancé M. Coombs. Ça soulève des questions intrigantes et je ne suis pas sûr d’avoir des réponses.»

Le docteur Isaac Bogoch, un expert en maladies infectieuses à l’Hôpital général de Toronto, affirme que les gens doivent faire preuve de bon sens lorsqu’ils se promènent dans des endroits achalandés comme les entrées de condominiums, les ascenseurs et les buanderies communes.

Et bien que les lignes directrices et les limites de passagers soient agréables à voir, il a convenu qu’il est difficile de s’assurer que tout le monde les respecte.

«Il est impossible de faire de la microgestion, n’est-ce pas? Mais bien sûr, nous ne visons pas la perfection ici, a déclaré le Dr Bogoch. Nous devons être vraiment, vraiment bons la plupart du temps parce qu’il y aura des situations que nous ne pourrons tout simplement pas éviter.

«Et je ne commencerais pas à légiférer sur le nombre de personnes dans les ascenseurs. Je dirais simplement d’être intelligent à ce sujet. Si la porte de l’ascenseur s’ouvre et que c’est bondé, attendez peut-être le prochain.»

Une autre solution pourrait être de simplement emprunter les escaliers si c’est possible.

«C’est une bonne façon d’éviter de partager les ascenseurs et c’est une bonne façon de rester en santé», a indiqué Natasha Salt, directrice de la prévention et du contrôle des infections au Centre des sciences de la santé Sunnybrook, à Toronto.

Alors que les immeubles d’appartements regorgent de surfaces très tactiles — pensez aux poignées de porte, aux boutons d’ascenseur, aux chutes à déchets, à l’entrée et à la salle du courrier — le Dr Bogoch et Mme Salt ont tous deux insisté sur l’importance de maintenir une bonne hygiène des mains, en particulier pour les personnes vivant à proximité de centaines d’autres possiblement.

«Il est simplement important que les gens soient attentifs, a expliqué le Dr Bogoch. Pensez à ce que vous pourriez toucher en entrant ou en sortant du bâtiment.»

Mme Salt a souligné qu’elle était généralement satisfaite des mesures prises par les gestionnaires d’immeubles pour aider à assurer des espaces plus sûrs pour les résidents.

Non seulement ont-ils fermé l’accès aux espaces communs, mais certains ont également installé des distributeurs d’antiseptique pour les mains dans les entrées en plus d’augmenter le nettoyage des endroits achalandés.

Selon Mme Salt, les locataires et les résidents ne devraient toutefois pas avoir peur de poser des questions concernant la propreté de leur immeuble.

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J’ai une question pour vous.
Le gouvernement n’autorise pas l’accès dans les maisons de nos parents. Quand n’est il des inspections dans les condos pour les détecteurs de fumée. Ai-je le droit de refuser le gars d’entrer chez moi sachant qu’il est entré chez plusieurs autres avant Moi?????

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