Retour en 2023 du Défi J’arrête, j’y gagne! pour aider à cesser de fumer

MONTRÉAL — Les fumeurs qui souhaitent renoncer au tabagisme sont maintenant invités à s’inscrire au Défi J’arrête, j’y gagne! qui est de retour en ce début de la nouvelle année.

Pour une 24e année consécutive, le Défi invite les intéressés à s’engager à ne pas fumer pendant six semaines, soit du 6 février au 19 mars, un objectif qui est qualifié de réaliste pour la plupart des fumeurs. Renoncer à fumer pendant six semaines augmente de six fois les chances d’arrêter pour de bon. 

«On sait que 84% des gens qui font le défi sont en mesure d’arrêter de fumer pendant les six semaines. Donc, on sait que ça fonctionne», a soutenu en entrevue le porte-parole du Défi, le pharmacien Alexandre Chagnon, pour démontrer la pertinence de l’initiative. 

Il rappelle que le Québec compte toujours près d’un million de fumeurs, soit 13,3 % de la population, bien que le taux de tabagisme a diminué au cours des sept dernières années. 

Dans un communiqué, le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a aussi mentionné que le Défi J’arrête, j’y gagne! a fait ses preuves pour soutenir les fumeurs québécois souhaitant arrêter de fumer et ainsi leur permettre de vivre mieux et plus longtemps.

Il a signalé que la lutte au tabac contribue à prévenir plusieurs maladies chroniques telles que certains cancers, les maladies du cœur et des poumons. 

Les promoteurs du Défi J’arrête, j’y gagne! offrent aux participants l’usage du site web defitabac.ca et un dossier personnel accessible à l’inscription, de même que des courriels d’encouragement, l’engagement auprès de communautés Facebook et Instagram de même que différents services gratuits et confidentiels.

Pour ajouter à la motivation, un grand prix de 5000 $ en argent, offert par le Défi, sera tiré parmi toutes les personnes qui auront réussi à ne pas fumer pendant les six semaines du Défi J’arrête, j’y gagne!

Les personnes qui désirent s’inscrire sont invitées à obtenir du soutien, car cesser de fumer peut impliquer un sevrage tant physique que psychologique. Elles sont encouragées à consulter un professionnel de la santé, notamment leur pharmacien, qui peut les conseiller pendant toutes les étapes de leur arrêt.

L’entourage a un rôle important à jouer afin d’aider à écraser pour de bon, affirme M. Chagnon. 

Le vapotage, un outil pour les fumeurs

Le Défi ne s’adresse pas aux personnes consommant seulement des cigarettes électroniques, communément appelées vapoteuses. 

Le vapotage représente encore pour le moment une «solution potentielle» afin de cesser de fumer, évoque M. Chagnon. 

«Le Défi, c’est vraiment pour les gens qui sont aux prises avec une dépendance aux produits du tabac. Alors que pour le vapotage, oui il y a de la nicotine, mais il n’y a pas de produits dérivés du tabac à l’intérieur», a indiqué le pharmacien à La Presse Canadienne. 

«Peut-être que dans les prochaines années, ça va être différent, et on va pouvoir s’inscrire lorsqu’on va vapoter. On sait que ça va changer fort probablement dans le futur par l’arrivée d’études sur les impacts de la vapoteuse», a-t-il poursuivi. 

Sur son site, le Défi recommande d’arrêter de fumer d’abord avec des traitements déjà reconnus tels que des timbres, gommes, pastilles, inhalateurs et vaporisateurs buccaux. 

«Des recherches doivent encore être menées sur le vapotage pour ce qui est de ses effets sur la santé, de la sécurité des appareils et de son efficacité quant à la cessation tabagique», évoque l’organisation, invitant à consulter une mise en garde du directeur national de santé publique du Québec parue en novembre 2019. 

Les personnes qui vapotent pour arrêter de fumer devraient faire de l’abandon des produits de vapotage leur prochaine étape, conseille le Défi. 

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