Retour ou pas en classe le 11: les enseignants veulent connaître les balises

MONTRÉAL — À moins d’une semaine du retour prévu des élèves sur les bancs d’école, à la suite du confinement des Fêtes lié à la COVID-19, les enseignants demandent d’avoir l’heure juste, afin de permettre aux familles et au personnel de trouver des solutions de rechange, le cas échéant.

La rentrée des classes, après le confinement prolongé, doit théoriquement se faire le lundi 11 janvier. Or, les statistiques démontrent que le Québec dépasse encore les 2000 nouveaux cas par jour et le système de santé répond difficilement à la demande.

«Ce que les enseignants ont beaucoup de difficulté à accepter présentement, c’est qu’on le sait qu’il y a sûrement des scénarios à quelque part. On est au courant qu’il doit y avoir des statistiques qui vont faire que ça va basculer d’un côté ou de l’autre», a expliqué en entrevue avec La Presse Canadienne Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la CSQ.

«Aujourd’hui (le 4) on est en journée pédagogique dans beaucoup de centres de services scolaires et on n’est pas encore capable de leur dire comment se préparer pour le 11», a déploré Mme Scalabrini,.

Il faut rassurer les parents, les élèves et le personnel dès maintenant, a-t-elle plaidé. Ces gens doivent avoir le temps de s’adapter, si la situation change, de «se retourner de bord».

Or, «on les garde toujours dans l’incertitude», déplore Mme Scalabrini, dont la fédération représente 70 000 enseignants des niveaux préscolaire, primaire, secondaire et de la formation professionnelle. 

«On ne veut pas apprendre la veille, donc vendredi ou jeudi soir, qu’en fin de compte, tout le monde va continuer d’être à la maison», a-t-elle lancé.

Elle fait valoir que, pour un enseignant, «ce n’est pas la même préparation» d’accompagner un élève en enseignement à distance depuis la maison ou bien à l’école.

Dimanche, le cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a expliqué qu’il continuait de suivre l’évolution de la pandémie de près, que celle-ci était très préoccupante, mais que, pour l’instant, la rentrée était toujours prévue le 11. La situation peut donc changer au cours des prochains jours.

Préférence: en classe

Mme Scalabrini assure que la préférence des enseignants est d’être en classe avec les élèves. Mais pas aux dépens de leur santé et de leur sécurité, ni de celle des élèves et de celle des autres membres du personnel de l’école.

«Si ça ne met pas la sécurité en danger, si on est capable de nous rassurer au niveau de la sécurité, on aime toujours mieux être en classe. Notre désir, c’est d’avoir nos élèves en classe», assure la présidente de la fédération affiliée à la Centrale des syndicats du Québec.

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