Rétrospective des principaux faits divers de l’année 2020

MONTRÉAL — L’année 2020 a apporté son lot de drames familiaux, de meurtres, d’accidents tragiques, de fusillades, que les médias classent sous la rubrique des «faits divers».

Voici une rétrospective des principaux faits divers qui ont fait la manchette selon La Presse Canadienne.

L’une des tragédies les plus marquantes de l’année a été l’assassinat de Norah et Romy Carpentier, deux fillettes tuées par leur père au mois de juillet dernier dans la région de Québec.

Le terrible drame a tenu en haleine la province pendant plusieurs jours au mois de juillet.

Le 8 juillet 2020, des agents de la Sûreté du Québec ont réveillé Amélie Lemieux, pour lui apprendre que la Volkswagen que son mari conduisait avait été retrouvée accidentée, sans aucun passager à son bord.

La Sûreté du Québec a déclenché une alerte Amber, mais les fillettes de 11 et 6 ans ont été retrouvées mortes deux jours plus tard.

La chasse à l’homme pour retrouver le père, Martin Carpentier, a duré 12 jours.

Le quadragénaire a été retrouvé à 5,5 km des lieux de l’accident, mort par suicide.

Quatre mois après le drame, Amélie Lemieux, la mère de Norah et Romy, a brisé le silence dans une vidéo mise en ligne par l’organisme Deuil-Jeunesse.

La mère endeuillée a raconté que l’intervention des gens de Deuil-Jeunesse, la présence de «ses amis en or» et l’«aide inconditionnelle des membres de sa famille lui ont permis de croire en des jours meilleurs».

Dans cette vidéo, elle a notamment fait part de son désir d’avoir un jour d’autres enfants.

Mois d’octobre funeste à Québec

La région de Québec a été le théâtre d’un autre terrible drame le 11 octobre lorsque deux jeunes enfants ont été retrouvés morts dans une résidence de Wendake.

Pendant la nuit, le père des enfants, Michaël Chicoine, s’est présenté au Service de police de la Ville de Québec en lien avec ce qui s’était produit.

Il a été formellement accusé des meurtres au deuxième degré des deux enfants.

Les enfants avaient fait l’objet de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et les problèmes de santé mentale du père étaient connus à Wendake.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a ouvert sa propre enquête sur le drame.

Quelques semaines plus tard, une autre tragédie allait secouer la région, cette fois-ci, au coeur de la vieille capitale.

La soirée d’Halloween 2020 s’est transformée en nuit d’horreur lorsqu’un homme vêtu d’un costume médiéval et armé d’un sabre japonais de type katana a tué deux personnes et en a blessé cinq autres lors d’une série d’agressions.

Suzanne Clermont, qui était coiffeuse, habitait sur la rue des Remparts. Elle avait 61 ans au moment où elle a été brutalement assassinée.

Les attaques du Vieux-Québec ont aussi coûté la vie à François Duchesne, âgé de 56 ans, qui était le directeur des communications du Musée national des beaux-arts du Québec. De plus, cinq autres personnes ont été blessées.

Le présumé meurtrier, Carl Girouard, 24 ans, subira un examen psychiatrique; le rapport du psychiatre devrait être déposé le 26 janvier prochain.

Un meurtrier en semi-liberté tue une jeune femme

Le 22 janvier dernier, Eustachio Gallese, un homme en semi-liberté, a tué Marilène Lévesque, une jeune femme rencontrée grâce à une permission obtenue au printemps précédent de fréquenter des «établissements de massages érotiques».

Cette permission, donnée par son agente de libération conditionnelle, lui avait pourtant été retirée par la Commission des libérations conditionnelles en septembre 2019.

L’homme en semi-liberté purgeait depuis 2006 une peine pour meurtre au deuxième degré. Sa première victime, tuée en 2004, était son ex-conjointe.

Le meurtrier récidiviste a poignardé Marylène Lévesque une trentaine de fois dans une chambre d’hôtel de Sainte-Foy le 22 janvier, parce qu’il était jaloux et craignait le rejet.

C’est la déclaration qu’il a signifiée un mois après le meurtre au palais de justice de Québec avant d’enregistrer un plaidoyer de culpabilité pour le meurtre au premier degré de la jeune travailleuse du sexe.

Eustachio Gallese passera les 25 prochaines années en prison et une enquête pilotée par le Service correctionnel du Canada est en cours.

Une année sombre sur les sentiers de motoneige

Le 21 janvier 2020, l’expédition en motoneige d’un groupe de huit touristes français et de leur guide québécois a tourné au drame dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon, lorsque six d’entre eux ont sombré dans le lac Saint-Jean. La SQ avait retrouvé les corps de quatre victimes dans les jours qui ont suivi.

Mais les policiers avaient suspendu les recherches pour les deux motoneigistes manquants le 6 février, après 16 jours de recherches intensives dans les eaux glaciales de la rivière Grande Décharge. Les deux deniers corps ont été repêchés au mois de mai.

Au mois d’octobre, le ministre des Transports, François Bonnardel, a déposé le projet de loi 71 qui vient encadrer de façon beaucoup plus stricte la circulation de ces véhicules très performants et de plus en plus nombreux.

2020: l’année des clavistes radicaux qui menacent les élus

La Presse Canadienne a cessé de compter le nombre de soi-disant «citoyens souverains», de «libres penseurs» et d’adeptes des théories de QAnon qui ont menacé de mort des politiciens depuis le début de la pandémie. On se souviendra de 2020 comme d’une année où les théories du complot ont brisé des familles, où des leaders complotistes ont radicalisé des gens sans histoire et où une pandémie de fausses nouvelles d’une absurdité parfois déconcertante a alimenté la peur, la division et la méfiance envers les autorités et les médias.

Les propos menaçants sur les réseaux sociaux touchent des élus de tous les partis depuis le début de la pandémie, si l’on se fie à un message de l’ancien porte-parole de la Sûreté du Québec, Guy Lapointe, qui faisait part de son inquiétude, à l’automne, du nombre grandissant de plaintes de politiciens concernant des menaces en ligne.

Plusieurs des personnes arrêtées pour avoir proféré des menaces contre des politiciens ont en commun de s’opposer aux mesures sanitaires du gouvernement et certaines d’entre elles se nourrissent de thèses selon lesquelles la pandémie est une sorte de prétexte pour empêcher le président Donald Trump de sauver le monde d’une cabale d’élites libérales corrompues et pédosatanistes.

C’est le cas par exemple d’un Manitobain accusé d’avoir défoncé un portail de Rideau Hall, près des résidences du premier ministre Justin Trudeau et de la gouverneure générale, cet été, alors qu’il était lourdement armé. Corey Hurren avait publié du contenu relié à QAnon sur les réseaux sociaux.

Mais les menaces contre les élus ne sont pas l’apanage d’individus qui vouent un culte à Donald Trump.

Le 21 septembre, l’unité de sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada mène une opération majeure dans l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil, en lien avec une lettre contaminée à la ricine envoyée à la Maison-Blanche et destinée au président américain Donald Trump.

Le lendemain, Pascale Ferrier, soupçonnée d’être l’auteure de lettres empoisonnées envoyées aux forces de l’ordre américaines ainsi qu’à la Maison-Blanche, est officiellement accusée de menaces envers le président des États-Unis.

Elle est détenue dans une prison de la région de Washington et à la mi-décembre, des procureurs fédéraux américains annoncent que la Québécoise fait face à 16 chefs d’accusation supplémentaires.

Événements hors Québec

Le 13 mars 2020, Édith Blais, qui avait été enlevée par des djihadistes en décembre 2018, est retrouvée saine et sauve au Mali, après avoir échappé à ses ravisseurs.

La Sherbrookoise dans la trentaine avait été enlevée avec son ami italien, Luca Tacchetto, alors qu’ils voyageaient au Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest.

Édith Blais racontera publiquement pour la première fois depuis son retour au pays le récit de son enlèvement et de sa détention par des islamistes pendant 450 jours au Sahara dans un livre à paraître en début d’année.

Elle compte répondre aux questions des médias dans les jours qui précéderont la publication de son récit.

Le 18 avril, un homme de 51 ans entreprend une cavale meurtrière qui se soldera par la mort de 23 personnes en Nouvelle-Écosse, incluant le tireur.

Au cours de son funeste périple, Gabriel Wortman a tué des voisins, des connaissances, mais également des passants qui se trouvaient sur son chemin.

Il a mis le feu à sa propre demeure, à son garage ainsi qu’à trois autres maisons avant d’être abattu par un policier, dans une station-service située à Enfield.

Sa conjointe, Lisa Banfield, qui a réussi à s’échapper dans la nuit du 18 avril après avoir été agressée et menottée, a affirmé à la police que son partenaire était de plus en plus angoissé par la pandémie.

Elle a mentionné qu’il « parlait de la mort et qu’il savait qu’il allait mourir».

«C’était comme si Gabriel Wortman se préparait pour la fin du monde et il voulait même acheter une grande quantité de riz et d’autres produits alimentaires», a-t-elle raconté, lorsqu’interrogée par la police.

Selon les policiers, Gabriel Wortman aurait fait l’acquisition d’un stock d’armes sur plusieurs années.

Des documents judiciaires publiés l’été dernier contiennent des signaux d’avertissement détaillés concernant un comportement paranoïaque et des achats inhabituels d’essence par le tireur avant ses meurtres.

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Et plus largement ou, inversement, plus pointument, ou encore plus socio-philosophiquement parlant:

2020, année de tout. De beau, prometteur, et de moins beau.

Bonne année femmes. Au boulot et tout en haut. Bienheureuse r’évocation de Janette. Ascension d’éminentes jeunes premières ministres: Jacinda, Sanna… Remarquabilité d’autres eu égard à covidixneuf, ayant fait mieux qu’hommes dirigeants. Pourquoi, comment? Ceux-ci auront considéré celle-ci comme envahisseur-assaillant, à quoi fallait-il déclarer la « guerre » (Macron) ou mener « bataille-combat » (PM/Q); alors que celles-là auraient privilégié « to ‘cope with’ », autrement, quoi. Et réussissant bien mieux ainsi.

Concomitamment, difficile année, sexuellement, pour femmes. Mouvement moitou n’ayant guère eu succès relativement à condamnation d’agresseurs.

Dure année aussi pour innocence et liberté. « ‘Condamnation’ », répudiation, exclusion, réclusion, reniement, bannissement, éloignement, lâchement, bien à tort, e.g. des Prud’homme & Verushka. Inhumanité, injustifiable interminable torture acharnement.

Autre inique hypocrite lâcheté au Sommet des sommets (ANQ). Où eût-on été prêt à reconnaître l’infamie de mi-décembre 2000, in di rec te ment seulement, s.v.p.; i.e. à condition de passer complètement sous silence l’odieuse putride manoeuvre agie à l’endroit de la personne même d’un autre parfait innocent du « ‘crime’ », tout inventé/patenté, à son encontre par une ANQ persistant à s’en poncepilater et à refuser obstinément de faire cela seul qu’il eût fallu faire et faudrait encore faire : s’excuser, demander pardon.

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Hypothèse politique…
Drôle d’année – 2020 ?
Surtout politiquement
Ou poléthiquement?…

Normalement, censément ou intuitivement, eût-on incliné à croire qu’en raison des moments troubles éprouvants que l’on traverse tou.te.s cette année; que la clémence, la sensibilité, l’humanité, des adoucissements ou rapprochements s’en seraient vus accrus en la population comme au Sommet, i.e. chez les dirigeant.e.s politiques particulièrement. Or, tel n’a pas été le cas. On aura assisté au maintien de duretés, pour ne pas dire de durcissements. Quoique ç’ait pu se faire insidieusement, comme « en douce ».

De telle sorte que ce n’est pas ce qui aura transparu le plus, mais plutôt ce qui se sera passé de manière inaperçue qui aura « marqué » 2020 chez nous. Comme en témoignerait éloquemment, entre autres notamment, par exemple, cette semaine encore, un texte in La Presse. Où pouvait-on lire, à propos de l’ANQ : « Accusateurs et juges à la fois, les députés ont sonné la cloche sans entendre l’accusé. Au temps de l’Inquisition, les hérétiques étaient mieux traités. Dûment convoqués, ils recevaient un état des charges. Ensuite, ils pouvaient s’expliquer. »
https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-12-28/l-affaire-michaud-notre-dreyfus-quebecois.php
Si vrai.

En voilà un, déjà, donc, (Y. M.), qu’on n’aura pas ménagé, à nouveau cette année. Âge avancé sien et pandémie populationnelle toute n’y ayant rien mais rien changé.

Assez commode ou admirable, n’est-ce pas, qu’en cette enceinte, l’ANQ, on puisse tout tout tout y faire ou y défaire impunément — (réputations: salir, mentir, médire, maudire, dire n’importe quoi, n’importe comment, à propos de n’importe qui [sauf de soi-même — car tu dois « prendre la parole » d’un ministre en Chambre et la considérer vraie même lorsque c’est leurre, fourberie ou menterie évidentes]).

Côté gouvernementS, mieux? Point. Ceux-ci se suivent et semblent tous mêmes. Pour des Pierre se suivant, s’ensuivent d’exacts mêmes agissements de leurs gouvernements respectifs à propos d’eux. De Pierre Paradis à Pierre Fitzgibbon, identique réaction gouvernementale. Peuvent aller paître et se faire voir ailleurs, donc, Code d’éthique et commissaire attitrée. Seul important ce que le gouvernement au pouvoir, lui, considère « juste » et « bon » ou… avantageux, here and now, hic et nunc, pour lui et son ministre ou député. Indépendamment de toutes normes, règles ou instances installées ou promues par lui, avec ou sans l’ANQ.

Même chose eu égard à ce néo-Michaud qu’on se sera mis sous la dent ces deux dernières années en haut lieu: Martin Prud’homme. Homme modèle s’il en fut. Qui fut, pour ce, « affecté » partout en même temps. Par ces plus hautes autorités. En même temps que « préservé », soigneusement gardé en réserve – ponctuellement. Mais subitement déchu ensuite. Comme ça. Bing bang boum. Mystère. Et…

… Le ‘Premier’ répond qu’il ne s’en mêle(ra) pas. De ça. Autrement dit, qu’il s’en poncepilate. De cela aussi. A-t-on remarqué?…

N’aura-t-on pas remarqué LE Dénominateur commun entre cette nouvelle Affaire (M. P.) et la vieille Affaire (Y. M.)? Il y a Qqn qui était là, lors de la vieille Affaire, il y a vingt ans; qui était influent ministre même, lors de cette sombre Affaire résolument étrangement éternellement insoluble. Qqn n’ayant jamais voulu s’en repentir et encore moins s’en excuser. Et dont l’actuel gouvernement, enfin, vient de signifier, subrepticement, qu’il refusait toute admission d’errement de l’ANQ même en cette Affaire. Puis y a-t-il encore Qqn, même, là, encore, ayant trait à la nouvelle Affaire. Semblant pareillement tout aussi inextricablement qu’inexplicablement insoluble. Si bien que…

… pour qui chercherait quelque hypothèse, à propos d’heureux dénouements semblant inexorablement impossibles, et relativement à l’ancienne Affaire, et relativement à la Nouvelle; vaudrait-il la peine de se pencher sur ce « Dénominateur » ‘commun’ aux deux. Un Monsieur soit ne comprenant pas, soit ne voulant pas que ça se règle. Avec H: honneur, honnêteté, humanité.

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