Revers pour les deux policiers coupables de parjure dans l’affaire Dziekanski

OTTAWA — La Cour suprême rejette l’appel de deux policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui avaient été reconnus coupables de parjure dans l’affaire Robert Dziekanski, ce voyageur polonais mort à l’aéroport de Vancouver après avoir été touché par des décharges de pistolet électrique il y a 10 ans.

Sans même délibérer après les plaidoiries, le plus haut tribunal du pays a confirmé les jugements de première instance puis de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique.

Kwesi Millington et Benjamin Robinson avaient été accusés de parjure, avec deux autres collègues de la GRC, à la suite de l’enquête publique sur la mort de M. Dziekanski. Les agents Millington et Robinson avaient été reconnus coupables, mais pas les deux autres policiers.

L’agent Millington a été condamné à une peine de deux ans et demi de prison; son collègue Robinson a écopé d’une peine de deux ans moins un jour, en plus de 240 heures de travaux dans la communauté.

Puisque les juges de la Cour suprême ont prononcé leur verdict sur-le-champ, on ne connaîtra que plus tard les motifs de leur décision.

Le tribunal de première instance avait conclu que les deux policiers ont bel et bien menti dans leur témoignage lors de l’enquête publique, une décision ensuite confirmée par la Cour d’appel, dans les deux cas.