Sans-abris: un groupe d’organismes dépose une poursuite contre Toronto

TORONTO — La gestion des sans-abris par les autorités municipales de Toronto pendant la pandémie de la COVID-19 a «mis des vies en danger», selon une poursuite déposée par un regroupement d’organismes.

Le regroupement, qui inclut un centre de jour, réclame une injonction immédiate dans le but de forcer les 75 refuges dans la ville à suivre les règles de distanciation sociale.

La poursuite, déposée vendredi en Cour supérieure, soutient que la Ville a transgressé la Charte des droits et libertés pour les résidents des refuges ainsi que le Code des droits de la personne de l’Ontario.

La partie demanderesse soutient que les normes municipales, qui visent à laisser un espace de 75 centimètres entre les lits au lieu des deux mètres exigés par les autorités de la santé publique, ainsi que l’utilisation de lits superposés, sont inconstitutionnelles en ces temps de pandémie.

En plus de mettre des vies en danger, affirme le regroupement, de telles mesures ont ajouté un fardeau disproportionnel à des membres de groupes marginalisés de longue date qui sont surreprésentés dans le système de refuges, et privé ces groupes des bénéfices des mesures de distanciation sociale généralement accessibles aux gens ayant un toit au-dessus de leur tête.

Les organisations disent «chercher à revendiquer les droits constitutionnels à la vie, à la sécurité de la personne et à l’égalité des citoyens les plus vulnérables de Toronto».

En date de vendredi, on comptait 135 résidents du système de refuges à avoir subi un test positif à la COVID-19, dont une majorité est survenue dans un hébergement pour réfugiés.

Dans un communiqué, la Ville de Toronto dit travailler inlassablement pour rapidement trouver des solutions pour aider les plus vulnérables durant la pandémie.

«Un élément crucial du travail de prévention a été de collaborer étroitement avec les fournisseurs de services afin d’accroître la distanciation sociale dans les sites, où c’est possible, incluant la réduction ou l’élimination des lits superposés», ont déclaré les autorités municipales.

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