Saskatchewan: deux déraillements auraient été causés par une rupture de rail

GUERNSEY, Sask. — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada soupçonne un rail endommagé d’avoir été la cause de deux déraillements incendiaires survenus sur le même tronçon de voie ferroviaire dans une zone rurale de la Saskatchewan.

Dans un avis publié sur son site web, le BST recommande à Transports Canada de resserrer les normes de sécurité sur l’infrastructure ferroviaire, avant même la conclusion de ses enquêtes sur ces deux incidents.

«Dans les deux cas, la cause semble être liée à un rail rompu», peut-on lire dans une lettre signée par Dan Holbrook, directeur intérimaire des enquêtes ferroviaires et pipelinières du BST.

L’avis souligne que l’entretien de la voie par le Canadien Pacifique s’est fait dans le respect des normes en place, mais cela n’a pas empêché un train de dérailler sur cet itinéraire en décembre dernier, puis un autre en février, à proximité de Guernesey, au sud-est de Saskatoon.

On estime qu’un total de trois millions de litres de pétrole brut se sont déversés dans le cadre de ces déraillements. Aucun blessé n’a été signalé, mais le deuxième déraillement a forcé l’évacuation d’environ 85 résidants de Guernesey par mesure préventive.

Le BST exhorte Transports Canada à envisager une révision de son règlement sur la sécurité ferroviaire afin d’y rehausser les normes pour les itinéraires clés.

Ces normes n’ont pas suivi l’évolution de l’exploitation et du trafic de trains, qui transportent dorénavant de plus en plus de marchandises dangereuses, peut-on lire. 

Dans la foulée du déraillement de février, le gouvernement fédéral avait abaissé les limites de vitesse pour tous les trains transportant de grandes quantités de marchandises dangereuses. Le BST estime toutefois que les limites de vitesse devraient être révisées à nouveau, en tenant compte d’autres facteurs de risque qui influencent la gravité d’un éventuel déraillement.