Sauvetage de mineurs en République dominicaine: le Canada a joué un rôle essentiel

OTTAWA — Le récent sauvetage réussi de deux mineurs piégés dans une mine en République dominicaine pendant plus d’une semaine a été rendu possible grâce au soutien de la communauté internationale, y compris l’aide directe de l’Aviation royale canadienne (ARC), selon le président de l’entreprise au centre de l’incident.

Paul Marinko, chef de la société minière dominicaine connue sous le nom de Cormidom, a déclaré que le Canada avait joué un rôle essentiel dans le transport de l’équipement qui a été utilisé pour aider à libérer les hommes de la mine Cerro de Maimón.

Du 31 juillet au 9 août, Gregores Mendez et Carlos Yepez ont passé 10 jours piégés à 31 mètres sous la surface.

M. Marinko a déclaré que le soutien national à l’effort de sauvetage était fort, le président dominicain Luis Abinader appelant tous les jours pour vérifier l’état d’avancement du sauvetage et divers départements gouvernementaux fournissant un soutien direct sur le terrain.

Il a ajouté que des experts des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni étaient également impliqués et que le gouvernement canadien avait joué un rôle clé dans l’obtention et la fourniture d’équipements pour l’opération de sauvetage.

«C’était réconfortant de voir cette réponse», a déclaré M. Marinko dans une entrevue en vidéoconférence. 

M. Marinko a indiqué que la société est entrée en action immédiatement après la «chute de terrain» qui a laissé les mineurs confinés dans un espace de 400 mètres carrés. Dans les 15 heures suivant l’incident, les équipages impliqués dans le sauvetage avaient creusé un trou à travers lequel ils ont livré de l’eau, de la nourriture, des talkies-walkies, des divertissements et une source de lumière.

Néanmoins, Paul Marinko a affirmé que l’expérience a été terrifiante pour les deux hommes.

Les mineurs ont signalé une montée des eaux qui a éventuellement atteint le niveau de la taille, mais M. Marinko dit qu’ils ont pu pomper l’eau à une vitesse six fois supérieure à celle de l’afflux.

«Vous pouvez imaginer être pris au piège, voir la montée des eaux et savoir que le sauvetage ne va pas être rapide. Ils ont donc traversé des moments terrifiants», a-t-il soutenu. 

Après avoir évalué quel équipement serait nécessaire pour sauver les mineurs en toute sécurité, M. Marinko a déclaré que la société avait commencé à essayer de retrouver l’équipement  à l’étranger.

Machines Rogers International, une société minière basée à Val D’Or, au Québec, a accepté de prêter la machinerie nécessaire à Cormidom et le gouvernement dominicain a contacté Ottawa pour obtenir de l’aide pour le transport de l’équipement.

«Le problème pour nous était de transporter (…) était juste au-delà de nos ressources, nous n’avions pas la capacité de le faire», a mentionné le président de la société minière Cormidom. 

L’Aviation royale canadienne a transporté le système d’excavation minière dans la capitale dominicaine de Saint-Domingue le 7 août. Deux jours plus tard, les mineurs ont été secourus avec l’aide d’une équipe envoyée par Machines Rogers International.

La ministre de la Défense, Anita Anand, a publié mardi un tweet remerciant le personnel de l’Aviation royale canadienne impliqué dans la mission.

«À nos aviateurs – vous rendez les Canadiens fiers et nous sommes reconnaissants de votre service», a écrit Mme Anand.

M. Marinko a fait savoir que les deux mineurs étaient sortis de l’hôpital jeudi et qu’ils étaient maintenant avec leurs familles.

Ce sauvetage intervient après l’effondrement d’une mine de charbon au Mexique, qui a laissé 15 mineurs piégés, dont cinq s’en sont sortis blessés. Les premières tentatives des secouristes pour atteindre les dix mineurs restants ont échoué, ont déclaré les autorités mexicaines jeudi.

«Je pense à ces pauvres hommes piégés au Mexique», a dit M. Marinko. «Nous avons eu de la chance.»

La cause de l’incident à Cerro de Maimón fait actuellement l’objet d’une enquête et la mine souterraine est temporairement fermée.

«Quand les autorités et plus important encore, quand je serai convaincu que c’est sûr, nous rentrerons», a mentionné le président Marinko.

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