Scheer aurait préféré confronter plus directement Trudeau au débat de lundi

MARKHAM, Ont. — Au lendemain du seul débat des chefs en anglais où il aura pu affronter Justin Trudeau, Andrew Scheer s’est plaint du format de l’exercice.

Le chef conservateur dit qu’il aurait voulu avoir plus d’occasions de confronter directement le chef libéral.

M. Scheer était en campagne à Markham, mardi matin, promettant une extension du métro dans cette région torontoise.

La veille il a entamé le débat en insultant le premier ministre sortant, l’affublant de deux épithètes — «phony» et «fake» — qui ont mené à différentes traductions: faux jeton, faux, poseur ou hypocrite. M. Scheer dit qu’il l’a fait pour exprimer sa frustration et celle de millions de Canadiens qui, selon lui, en ont assez des «mensonges» de M. Trudeau.

M. Scheer ne croit pas avoir raté une occasion de présenter son programme aux électeurs qui, pour la plupart, n’auront pas d’autres débats des chefs à regarder. Répondant à une question de journaliste mardi sur une terrasse du toit d’un immeuble, il a dressé la liste des promesses qu’il croit avoir bien décrites au débat de lundi.

Les francophones ont pu voir le débat télévisé par TVA mercredi dernier et ils auront un autre débat en français jeudi. Celui-là, cependant, aura le même format que celui, en anglais, de lundi, puisqu’il est organisé par la même commission.