Scheer cherche à reprendre le contrôle en proposant des réductions fiscales

VANCOUVER — Cherchant à reprendre la maîtrise de son message, le chef conservateur Andrew Scheer a tenté dimanche de séduire les électeurs à faisant appel à leur portefeuille et en leur promettant de réduire leurs impôts.

Depuis jeudi, le message de M. Scheer est détourné par les problèmes du parti avec certains de ses candidats qui ont formulé des propos controversés par le passé. Ainsi, le chef a montré la porte à un candidat et a dû se porter à la défense de quatre autres ayant tenu des propos malheureux sur l’avortement, les droits des transgenres, des musulmans et les francophones.

Dimanche, M. Scheer est revenu sur un sujet qui lui tenait plus à coeur: les réductions fiscales.

Il s’est engagé à réduire le taux d’imposition pour la plus basse tranche de revenus, soit pour les revenus inférieurs à 47 630 $, le faisant glisser de 15 à 13,75 pour cent.

Selon les conservateurs, un couple de travailleurs épargneraient plus de 850 $ par année. Ils affirment que le fardeau fiscal des particuliers s’est alourdi d’autant d’argent pendant le mandat des libéraux de Justin Trudeau.

Cet allègement fiscal commencerait à être mis en place en 2021 pour entrer complètement en vigueur deux ans plus tard.

Libre-échange

Le chef conservateur Andrew Scheer ratifiera le nouvel accord de libre-échange nord-américain s’il devient premier ministre, même si, selon lui, le Canada a été mené en bateau par le président américain Donald Trump.

Au cours d’une conservation avec des journalistes à bord de l’avion qui l’amenait à Vancouver dans la nuit de samedi à dimanche, M. Scheer a reproché à Justin Trudeau d’avoir cédé plusieurs concessions à Donald Trump lors des négociations entourant la nouvelle entente de libre-échange nord-américain, l’an dernier.

«Il est très évident qu’au cours des dernières heures [des négociations], M. Trump a fait monter les enchères et a obtenu concession sur concession. [M. Trudeau] a simplement capitulé. Il s’est fait tout prendre parce qu’il s’est placé dans une position précaire», a-t-il soutenu.

Selon lui, l’accord s’est révélé être un désastre pour les travailleurs de l’automobile et les producteurs laitiers.

Cependant, malgré ses réserves au sujet de l’accord, M. Scheer dit qu’il tentera de le faire ratifier, car faire marche arrière créerait un désastre pour l’économie canadienne.

«L’accord, c’est essentiel pour notre économie pour la confiance et la stabilité. On va ratifier l’accord comme il existe, mais on va travailler enjeu par enjeu, dossier par dossier, pour améliorer les échecs de M. Trudeau.»

Le chef conservateur n’a pas précisé les améliorations qu’il essaierait d’apporter à l’accord commercial.

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