Scrutin au N.-B.: le conservateur dissident Robert Gauvin sera candidat libéral

FREDERICTON — L’ex-vice-premier ministre conservateur Robert Gauvin sera le candidat libéral dans la circonscription de Baie-de-Shédiac—Dieppe, le comté représenté jusqu’ici par l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant.

Le chef libéral Kevin Vickers a annoncé mardi cette nomination à Scoudouc, au coeur de la circonscription, en vue des élections générales du 14 septembre. M. Gauvin, élu en 2018 député de Shippagan-Lamèque-Miscou, dans la péninsule acadienne, avait été le seul élu acadien chez les conservateurs. Le premier ministre Blaine Higgs l’avait nommé vice-premier ministre, ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, et ministre responsable de la Francophonie.

Mais M. Gauvin avait quitté le caucus en février dernier, pour siéger à titre d’indépendant, afin de protester contre les réformes des soins de santé qui auraient entraîné la fermeture des urgences dans certains hôpitaux ruraux. Le gouvernement a par la suite abandonné ce plan.

M. Gauvin a expliqué aux journalistes mardi qu’il quittait les troupes conservatrices parce que ce gouvernement manquait de compassion, alors que les élus doivent s’occuper plus que jamais des plus vulnérables. Fils de l’ancien ministre conservateur Jean Gauvin, il assure que M. Vickers ne lui a rien promis pour l’amener chez les libéraux.

Interrogé mardi à Oromocto, M. Higgs a estimé que M. Gauvin serait parfait chez les libéraux, parce qu’il a tendance à se défiler devant les enjeux difficiles, comme l’a fait son nouveau chef la semaine dernière à la table de négociations, selon lui.

Le premier ministre a annoncé lundi qu’il déclenchait des élections générales anticipées après avoir échoué à conclure un accord de partage du pouvoir avec les partis de l’opposition. Le chef libéral Vickers avait quitté vendredi ces négociations en affirmant que cette manoeuvre équivalait à un coup de force du premier ministre Higgs.

Santé mentale

Lors de cette première journée complète de campagne électorale, M. Higgs a promis, mardi, de meilleurs services pour la santé mentale et la toxicomanie si son gouvernement est réélu dans un mois. Lors d’un arrêt à Oromocto, il a soutenu que le niveau croissant de maladie mentale et de toxicomanie dans la province était alarmant.

Il a par ailleurs cité un récent sondage qui suggérait que plus de la moitié des Néo-Brunswickois estiment qu’ils sont plus à risque de problèmes de santé mentale en raison de la COVID-19. Le chef conservateur a promis de poursuivre le plan quinquennal mis en place par son gouvernement, qui comprend un meilleur accès aux services de soutien psychologique.

Il s’agira de la première campagne électorale au pays depuis le début de la pandémie en mars. Des affiches électorales ont poussé pendant la nuit dans toute la province, mais cette campagne sera bien différente en raison des préoccupations sanitaires. Les partis mettront davantage l’accent sur les médias sociaux et les envois postaux plutôt que sur le porte-à-porte et les poignées de mains.

À la dissolution de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le Parti progressiste-conservateur et le Parti libéral détenaient tous les deux 20 sièges. L’Alliance des gens et le Parti vert en possédaient trois chacun et il y avait un député indépendant; deux sièges étaient par ailleurs vacants.

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