Secteur public: au tour de la CSN de consulter ses membres sur des mandats de grève

MONTRÉAL — Après la CSQ, la FTQ, l’APTS et la FAE, c’est au tour de la CSN de consulter ses membres sur des mandats de grève dans le secteur public.

Le mandat sur lequel seront consultés ses membres en est un de cinq jours de grève pour trois de ses quatre fédérations des secteurs public et parapublic: employés des services publics, professionnels et enseignement. 

Dans le cas de la Fédération de la santé et des services sociaux, le mandat en est un de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève illimitée, ont précisé en conférence de presse, mercredi, les dirigeants syndicaux des fédérations concernées.

Le résultat des votes sera connu le 10 mai.

Les autres organisations syndicales du secteur public avaient déjà lancé leur stratégie de moyens de pression, dans certains cas depuis plusieurs semaines.

La CSQ, la plus avancée dans le processus, a déjà commencé à exercer son mandat de grève de cinq jours. Elle en a exercé une partie au niveau collégial et prévoit le faire encore, au primaire et au secondaire, durant quelques heures le 14 avril.

L’APTS, qui représente des techniciennes en laboratoire, des travailleuses sociales et autres, consulte présentement ses membres sur un mandat de grève de 10 jours. 

La FTQ et la FAE consultent déjà leurs membres sur des mandats de grève, depuis plusieurs semaines, et les votes en faveur de la grève s’accumulent.

La CSN monte maintenant dans le train, en menant une consultation de ses membres à cet effet. La vice-présidente Caroline Senneville a expliqué que la centrale avait «choisi une stratégie en deux étapes», qu’elle avait d’abord réfléchi à sa stratégie, «planifié» une éventuelle grève.

«La semaine dernière, vous avez vu qu’il y avait une contre-offre du gouvernement. Je vous dirais: beaucoup de caméras et peu de substance. Pour nous, c’était plus une opération de communication publique que de vrai contenu, parce que les offres ont été à peine bonifiées du côté salarial. Il n’y avait pas grand-chose non plus du côté des conditions de travail», a-t-elle justifié.

En fait, Québec a maintenu son offre d’augmentation de 5 % sur trois ans, mais en se disant prêt à la majorer de 1 % si l’inflation dépasse 5 % et si la croissance économique prévue par le gouvernement est au rendez-vous. Il a également prévu des montants forfaitaires supplémentaires.

À sa Fédération de la santé et des services sociaux, la vice-présidente Josée Marcotte reproche au gouvernement de n’en avoir que pour les infirmières dans la présente négociation. «Ce n’est pas une convention collective d’un ou deux titres d’emploi», critique-t-elle.

Seule la FIQ (infirmières), jusqu’ici, est parvenue à conclure une entente de principe, et partielle, soit seulement sur les conditions de travail. La question des salaires, que la FIQ négocie en alliance avec l’APTS, n’est toujours pas réglée pour elles non plus.

Les conventions collectives, qui couvrent 550 000 employés de l’État, sont échues depuis le 31 mars 2020.

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