Secteur public: l’APTS rejette les offres et le SPGQ dépose une contre-proposition

MONTRÉAL — Les négociations du secteur public continuent dans l’ombre, alors qu’une instance de l’APTS a rejeté à l’unanimité les dernières offres de Québec et que le SPGQ a déposé une contre-proposition.

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) représente 55 000 membres dans l’ensemble du Québec. Il s’agit de techniciennes en laboratoire, en radiologie, de psychologues, travailleuses sociales et autres.

Son conseil général, qui réunit 300 déléguées, s’est penché sur les dernières offres de Québec — qui avaient été mises en ligne mardi dernier — et les a rejetées à l’unanimité, a fait savoir l’organisation syndicale lundi.

Québec offre à l’ensemble des employés de l’État des augmentations de 1,75, puis 1,75 et 1,5 pour cent, soit 5 pour cent pour un contrat de trois ans, en plus de montants forfaitaires.

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), de son côté, a déposé une contre-proposition de 6,4 pour cent d’augmentation sur trois ans, soit 2,2 pour cent, puis 2,2 et 2 pour cent.

Le SPGQ demande également une clause de protection contre l’inflation, si l’Indice des prix à la consommation venait à dépasser le seuil des demandes d’augmentation formulées, de même qu’une clause remorque.

Le Syndicat des professionnels refuse également les montants forfaitaires offerts par Québec, qui ne sont donc pas intégrés aux échelles salariales. Il dit préférer l’ajout de deux congés mobiles.

Le SPGQ représente près de 30 000 membres, dont 21 000 dans la fonction publique et 3600 en santé, en éducation et dans les sociétés d’État. Ses membres sont des analystes en procédés informatiques, des comptables, des arpenteurs-géomètres, des biologistes, par exemple.

Les conventions collectives des secteurs public et parapublic sont échues depuis le 31 mars dernier. Elles couvrent quelque 550 000 employés de l’État.

Lorsqu’il a mis en ligne ses offres, le Conseil du trésor a lancé un message à l’ensemble des organisations syndicales, dans le contexte du coronavirus et de son poids sur les finances publiques. «En raison de ces circonstances exceptionnelles, la capacité gouvernementale de maintenir cette proposition pourrait évoluer rapidement.»