Secteur public: «le Québec en pause» durant 15 minutes, jeudi à 10h

MONTRÉAL — Les syndicats du secteur public s’impatientent, alors que les parties sont encore loin d’une entente. La FTQ a lancé un mouvement, invitant les intéressés à faire une pause de 15 minutes, jeudi à 10h. en soutien aux travailleurs de la santé et de l’éducation.

Il ne s’agira pas d’une grève ni d’un ralentissement de travail, insiste-t-on à la FTQ.

Il s’agira de prendre une pause, si le travailleur le peut, si la convention collective le permet, en signe de solidarité avec les travailleurs de la première ligne, fortement sollicités depuis le début de la pandémie, dans les domaines de la santé et de l’éducation.

«Depuis mars dernier, au Québec, nous sommes tous mobilisés dans la lutte contre la COVID-19, particulièrement en santé et en éducation. Dans ces secteurs, à ce jour, au moins 18 000 personnes ont été contaminées, principalement en santé; 11 sont décédées. Nous ne pouvons rester indifférents à leur sacrifice. Il faut également saluer ceux et celles qui, dans tous les milieux de travail, se sont dévoués, bien souvent au risque de leur santé, pour prendre soin de notre population. C’est ensemble et solidaire que nous combattons la pandémie », a fait valoir le président de la FTQ, Daniel Boyer.

FIQ et APTS aussi

Déjà, deux grandes organisations syndicales de la santé et des services sociaux, la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé) et l’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux), se joignent au mouvement «le Québec en pause», lancé par la FTQ.

La FIQ, qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres, et l’APTS, qui représente 55 000 techniciennes en laboratoire, psychologues, travailleuses sociales et autres, invitent leurs membres à emboîter le pas et même «toute la population».

«Bien sûr, les membres de l’alliance APTS-FIQ ne pourront pas prendre leur pause simultanément à 10h. Toutefois, ceux et celles qui le peuvent, en respectant leur convention collective, sont invités à le faire», ont indiqué les deux, dans un communiqué conjoint d’appui au mouvement lancé par la FTQ.

La CSQ aussi insatisfaite

Aussi mécontente de sa négociation «qui avance difficilement» avec Québec, la CSQ a dénoncé  mercredi «l’enfermement» de Québec dans son cadre financier, qui n’a guère bougé selon elle depuis le début des négociations, il y a un an.

Québec offre 1,75 % d’augmentation en 2020 avec un forfaitaire de 1000$, 1,75 % en 2021 avec un forfaitaire de 600 $ et 1,5 % en 2022.

La Centrale des syndicats du Québec martèle que «le Québec a les moyens» de mieux payer ses enseignants, ses infirmières, ses employés de soutien et autres.

Et à Québec, qui rappelle qu’il doit tenir compte de la capacité de payer des contribuables et du contexte de la pandémie et des dépenses qui s’ensuivent, la CSQ réplique qu’il s’agit de choix politiques qu’il fait.

«Si cette capacité est le reflet de la situation économique, elle dépend aussi des décisions et des orientations prises par le gouvernement quant à la gestion de la caisse commune», croit la CSQ.

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