Secteur public: les fonctionnaires du SFPQ toujours en négociation

MONTRÉAL — Alors que Québec a conclu une entente de principe avec la plupart des syndicats du secteur public, ce n’est pas le cas pour le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, où des négociations ont toujours cours.

Le SFPQ représente quelque 26 000 fonctionnaires, de même que 6000 employés à l’Agence du revenu du Québec et 4000 ouvriers au sein de différents ministères et organismes gouvernementaux.

Lundi, le SFPQ indiquait que d’autres rencontres de négociation avec le Conseil du trésor sont prévues cette semaine. Mais il n’entrevoyait aucune entente de principe, «pas de piste d’atterrissage» prochainement.

Les demandes du SFPQ portent principalement sur les questions pécuniaires, notamment une demande d’augmentation de 6,4 % sur trois ans, des augmentations de 5 % après 15 années de service et de 10 % après 25 années de service, de même qu’une bonification du maximum des échelles de tous les corps d’emploi de 3 % dès le début de l’entrée en vigueur de la convention collective.

Il veut aussi accélérer le rythme d’avancement d’échelon et ajouter deux jours de congé pour raisons personnelles, remboursés à 100 % annuellement s’ils n’ont pas été utilisés.

Le SFPQ indiquait lundi que pour ce qui est des négociations à l’Agence du revenu du Québec, elles sont remises à l’automne.

Et les autres

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique n’est pas le seul à n’avoir toujours pas réglé sa convention 2020-2023.

L’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux) avait reçu une «proposition de règlement» de Québec, mais son comité de négociation national, après l’avoir étudiée, a formulé une recommandation de rejet. Le conseil général de l’APTS doit tout de même se réunir, la semaine prochaine, pour décider de la suite des choses.

Des ententes de principe globales pour le renouvellement des conventions collectives ont maintenant été conclues avec les trois centrales syndicales: la FTQ d’abord, qui a pavé la voie aux autres, puis la CSN et la CSQ.

De même, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, a conclu une entente de principe globale. Des assemblées de présentation de l’entente ont lieu en juin et juillet. Le vote se fera par référendum les 4 et 5 août, a fait savoir la FIQ.

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et le Syndicat des professionnels du gouvernement (SPGQ) ont non seulement conclu une entente de principe, mais leurs membres l’ont déjà entérinée — comme c’est le cas des quatre grands syndicats du secteur public affiliés à la FTQ.

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