Sécurité dans le transport du pétrole: Irving plaide non coupable

SAINT-JEAN, N.-B. — Une compagnie de chemin de fer appartenant à la famille Irving, au Nouveau-Brunswick, a plaidé non coupable, vendredi, à 24 chefs d’accusation pour des infractions aux normes de sécurité entourant le transport du pétrole.

Les accusations contre la New Brunswick Southern Railway Company, filiale de la société J.D. Irving, font suite à une enquête de Transports Canada déclenchée après la tragédie de Lac-Mégantic. Les accusations ne sont toutefois pas liées à cet accident qui avait fait 47 morts le 6 juillet 2013.

Selon les documents judiciaires, la moitié des 24 chefs d’accusation sont liés à un manque de personnel qualifié à bord des convois pétroliers; l’autre moitié concerne l’absence de documents d’expédition adéquats. Les infractions auraient été commises entre le 3 novembre 2012 et le 5 juillet 2013 dans la région de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le transporteur devait d’abord comparaître le 27 novembre dernier, mais à cause de délais dans la production de la preuve par la Couronne, la Compagnie de chemin de fer du Sud n’a finalement présenté son plaidoyer que vendredi. Les parties se retrouveront au tribunal le 4 juin prochain pour déterminer le calendrier des audiences.

Irving Oil avait été condamnée l’automne dernier à verser 4 millions $ après avoir plaidé coupable à 34 chefs liés à la tragédie de Lac-Mégantic. Ces accusations avaient été portées en vertu de la Loi sur le transport des marchandises dangereuses, à la suite d’une enquête menée conjointement par Transports Canada et la Gendarmerie royale du Canada.

Le 6 juillet 2013, un convoi pétrolier avait déraillé et explosé en plein coeur de la petite ville de l’Estrie. Le train provenait du Dakota du Nord et se dirigeait vers la raffinerie d’Irving Oil à Saint-Jean.

Les plus populaires