Selon François Legault, il n’y avait aucun différend avec Sophie Brochu

François Legault soutient qu’il n’y a aucun différend avec son gouvernement qui pourrait expliquer la décision de Sophie Brochu de démissionner de la présidence d’Hydro-Québec.

Dans sa première rencontre de l’année avec les médias, mercredi, au lendemain de l’onde de choc causée par cette démission inattendue, le premier ministre a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un «choix qui est personnel. Sophie n’avait pas, contrairement à ce que certains ont dit, de différence d’orientation avec nous autres, mais de façon personnelle, elle a choisi que, pour elle, c’était le temps de passer à autre chose. Je respecte ça.»

Toutefois, bien qu’il ait endossé les propos de Sophie Brochu voulant que le Québec ne doive pas vendre son électricité à rabais pour attirer des investisseurs — «Il n’a jamais été question que le Québec soit le Dollarama» de l’électricité a-t-il dit —il a du même souffle réitéré sa vision d’utiliser l’énergie québécoise pour attirer des investissements. 

«On a un écart de richesse, ça reste mon obsession. Il nous manque juste, si on se compare à l’Ontario, 10 milliards par année de revenus au gouvernement du Québec. Donc il faut profiter de cette opportunité, qu’il y a beaucoup d’entreprises, incluant les entreprises québécoises, qui ont des projets de développement, qui demandent de l’énergie propre. Il faut être capable d’additionner les profits qu’on fait chez Hydro-Québec avec les entrées additionnelles de revenus», a soutenu le premier ministre.

«J’aime beaucoup Sophie»

C’est le premier ministre lui-même qui était allé recruter Mme Brochu, alors qu’elle dirigeait Énergir, anciennement Gaz Métro, et il semblait fort déçu qu’elle quitte à ce moment-ci: «J’aimais beaucoup Sophie, c’est une femme brillante, c’est une femme qui avait de l’expérience dans le secteur de l’énergie. C’est une excellente communicatrice. Donc effectivement, ça m’attriste.»

Le premier ministre n’a été mis au parfum des intentions de Mme Brochu que tout récemment, elle qui n’avait pas pas donné d’indications à cet effet avant la fin de l’année: «Je l’avais rencontrée avant Noël. J’ai discuté avec elle de son avenir, mais j’ai senti en janvier que sa décision était prise (…) Elle sentait qu’elle était rendue ailleurs.»

François Legault a ajouté que le défi était maintenant de dénicher la personne qui pourra remplacer Mme Brochu, une personne qu’il a dit vouloir «en mode développement» puisqu’Hydro-Québec doit augmenter de 50 % sa capacité de production dans les prochaines années. Il a également précisé que cette personne devait être capable de travailler en équipe et avoir déjà géré une grande entreprise. Il n’a toutefois fait aucune mention de la nécessité d’avoir de l’expérience dans le domaine de l’énergie.

Appel aux partis d’opposition

M. Legault avait introduit son point de presse en disant vouloir se concentrer durant les prochains mois sur l’électrification du Québec, de ses entreprises et de ses transports: «Il faut convaincre nos entreprises, il faut convaincre les citoyens de d’électrifier. Oui, entièrement notre société, donc c’est un beau défi. C’est un défi que je souhaite relever avec les oppositions.» 

Il entend réunir dès la semaine prochaine les chefs des quatre partis d’opposition, prenant ainsi la peine d’inclure le chef conservateur, Éric Duhaime, pour discuter de cette question.

Il a également placé l’inflation, la santé, l’éducation et les pénuries de main-d’œuvre au sommet de ses préoccupations en ce début d’année 2023.

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