Selon une étude, il manque 478 urgentologues au pays, et la situation va empirer

MONTRÉAL – Le Canada est aux prises avec une pénurie d’urgentologues et cette situation ira en s’aggravant si des correctifs ne sont pas apportés pour intensifier la formation dans ce domaine.

C’est la conclusion à laquelle en arrive un groupe de travail regroupant des membres de l’Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU), du Collège des médecins du Canada (CMFC) et du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (CRMCC) dans un rapport rendu public lundi.

Selon le groupe d’experts, il manque présentement 478 urgentologues au Canada et, à défaut d’une augmentation du nombre de candidats à la formation, la pénurie atteindra 1071 urgentologues d’ici 2020 et 1518 d’ici 2025.

La pénurie touche inégalement les milieux. Sans surprise, près des deux tiers (62,5 pour cent) des unités d’urgence en région éloignée signalent que leurs besoins de personnel en urgence ne sont pas comblés, comparativement à 40 pour cent dans les grands centres universitaires urbains.

Le groupe recommande que les trois organisations oeuvrent ensemble pour réclamer une forte expansion de la capacité de formation de résidents en médecine d’urgence afin de remédier à la pénurie actuelle et future d’urgentologues.

Il invite également les ministères provinciaux de la Santé à travailler avec les bureaux d’études postdoctorales des facultés de médecine de leur province afin d’accroître le nombre de postes de diplômés en médecine d’urgence.