Sept des pires routes du palmarès de CAA-Québec sont sur la bonne voie

MONTRÉAL — L’organisme CAA-Québec se réjouit de constater que plusieurs des pires routes identifiées l’an dernier dans la province sont en cours de réparation.

Au printemps 2018, une campagne a permis d’identifier les routes les plus mal en point. La liste a été établie à partir de 12 000 signalements qui ont été reçus du 25 avril au 25 mai.

Or, sept des dix pires routes semblent être sur la bonne voie, même si une seule a été réparée en entier, soit le chemin de la Réserve à Shawinigan, en Mauricie. Quatre routes sont en cours de réparation et deux autres seront bientôt remises en état, selon CAA-Québec.

L’organisme note cependant que de l’aide financière gouvernementale sera nécessaire pour procéder à la réfection de certaines routes. On cite entre autres les cas de la route de la Rivière, à Grande-Vallée; du chemin de la Rivière-Châteauguay, à Ormstown; et de la traverse de Laval, à Lac-Beauport. CAA-Québec estime que la bouchée est simplement trop grosse à avaler pour les municipalités concernées.

La réfection peut parfois nécessiter des travaux de longue durée. Ainsi des travaux amorcés sur la route 389, sur la Côte-Nord, devraient durer dix ans. Évalués à 468 millions $, ils devraient permettre d’améliorer la sécurité et le confort sur cette route de 570 km.

La campagne «Les pires routes» sera de retour cette année. Sophie Gagnon, vice-présidente aux communications et affaires publiques de CAA-Québec, y voit un outil donnant une voix forte aux usagers de la route. Elle fait valoir que les décideurs ne peuvent plus rester insensibles aux messages des citoyens. À son avis, ils disposent ainsi d’un moyen de plus pour gouverner.