Sept-Îles: pas de protection du patrimoine culturel de l’édifice de l’hôtel de ville

SEPT-ÎLES, Qc — Après des années de réflexion, le conseil municipal de la Ville de Sept-Îles a adopté lundi une résolution qui confirme que l’hôtel de ville ne sera pas protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Si la Ville avait choisi de se prévaloir du pouvoir de citation prévu à la Loi sur le patrimoine culturel, elle aurait été obligée d’assurer la protection de l’édifice pour les années futures.

Le conseil municipal a tenu compte du fait que l’hôtel de ville, qui a été inauguré en 1960, arrive à la fin de sa vie utile selon les normes actuelles, qu’il requière des rénovations majeures et que le bâtiment ne répond plus aux besoins des différents services municipaux qu’il abrite.

En plus, quelques millions de dollars auraient été à prévoir uniquement pour redonner à l’édifice son intégrité architecturale.

La Ville de Sept-Îles a mandaté l’an dernier la firme Patri-Arch pour réaliser une étude patrimoniale de l’hôtel de ville. Le rapport confirme la valeur patrimoniale supérieure de l’édifice de l’avenue De Quen, principalement en raison de son architecture moderniste, mais il met aussi en lumière les modifications effectuées au fil des ans qui altèrent de façon importante le concept architectural d’origine.

Patri-Arch souligne également que l’environnement urbain du secteur ne met pas particulièrement en valeur l’édifice. Ce constat est exacerbé par la proximité du centre hospitalier, construction imposante appelée à s’agrandir au cours des prochaines années.

À son inauguration il y a 61 ans, l’hôtel de ville de Sept-Îles abritait la mairie, la bibliothèque municipale ainsi que le poste de police et de pompiers.

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