Session universitaire: Legault souhaite des cours en classe

QUÉBEC — Les étudiants des collèges et universités devront encore attendre plusieurs semaines avant de savoir à quoi ressemblera leur prochaine session d’automne.

Le gouvernement souhaite toutefois qu’une partie de l’enseignement se fasse sur place, dans les classes, et non seulement à distance. Le premier ministre François Legault a fait savoir lundi que le gouvernement «examine la situation».

En conférence de presse pour faire le point sur la lutte à la pandémie, il a indiqué que son gouvernement fera des annonces «probablement au cours de l’été». Cependant, il a d’ores et déjà fait connaître ses préférences: il ne souhaite pas un enseignement 100 % virtuel.

«Nous espérons qu’une partie de l’enseignement sera fait sur place dans les universités, les collèges, les écoles, a-t-il déclaré en anglais. Mais nous ne pouvons confirmer aujourd’hui si ce sera possible.»

Il y a actuellement beaucoup d’incertitudes concernant la rentrée d’automne en enseignement supérieur. Chaque faculté, voire chaque département, planche sur des scénarios, considérant que la pandémie ne sera pas terminée l’automne prochain, que le risque de propagation pourrait être toujours aussi élevé, etc.

Rappelons aussi que la direction de la santé publique est censée avoir le dernier mot autant sur les règles générales que pourrait échafauder le gouvernement que sur des modalités définies par les établissements, ou carrément sur la continuation de la session ou non.

Actuellement, des étudiants se questionnent sur le type d’enseignement qu’ils vont recevoir, sur les méthodes d’évaluation, etc. Beaucoup d’entre eux sont toujours en attente d’instructions de leur établissement pour se préparer en conséquence. En outre, des étudiants — ainsi que des parents — s’interrogent par exemple sur la pertinence de signer ou renouveler un bail pour un appartement si l’enseignement se fait à distance.

Des communications transmises aux étudiants par l’Université McGill pour l’automne 2020 laissent notamment entendre que les cours seront offerts «principalement à distance».

Toutefois, l’université laisse entendre qu’elle envisagera de tenir des activités étudiantes sur le campus «au fur et à mesure que les autorités sanitaires lèveront les restrictions sur les rassemblements». Si les conditions s’y prêtent, il pourrait alors y avoir des «séminaires en petits groupes, conférences, tutoriels, ateliers, clubs de lecture, activités de socialisation».

Par ailleurs, selon des échos obtenus de membres du corps professoral à l’Université Laval, là aussi, les probabilités d’un enseignement à distance sont élevées. Il pourrait toutefois y avoir de façon intermittente des activités d’encadrement des étudiants sur place, mais en plus petits groupes, pour respecter l’éloignement de deux mètres.

La Presse canadienne a demandé au porte-parole du ministre de l’Éducation des précisions sur les scénarios qu’envisageait le gouvernement, mais n’a pas obtenu de réponse.