Siemens voulait l’avis d’Ottawa sur les sanctions avant la réparation des turbines

OTTAWA — Un dirigeant de l’entreprise montréalaise qui a réparé des turbines pour un gazoduc russe plus tôt cette année a dit qu’il avait demandé un permis d’exportation avec l’objectif d’obtenir des conseils de la part d’Ottawa.

Siemens Énergie Canada dit avoir interrompu ses travaux d’entretien prévus sur une turbine du pipeline Nord Stream 1 lorsque le Canada a imposé des sanctions à la Russie en mars après son invasion de l’Ukraine.

Le directeur général de l’entreprise, Arne Wohlschlegel, a déclaré lundi au comité permanent des affaires étrangères et du développement international qu’en mai, le gouvernement allemand avait avisé son siège social et le gouvernement canadien qu’une crise énergétique se déroulait en Allemagne.

La filiale montréalaise a ensuite déposé une demande de permis d’exportation qui l’exempterait d’enfreindre le régime de sanctions du Canada afin qu’elle puisse obtenir des «conseils appropriés» d’Affaires mondiales Canada sur l’opportunité d’aller de l’avant.

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, qui a signé un permis en juillet, a soutenu au comité des Communes plus tôt dans son étude que le Canada aurait autorisé le permis d’exportation afin d’atténuer les problèmes énergétiques de l’Europe.

Siemens a livré la turbine réparée à l’Allemagne en juillet, mais la pièce n’a pas été utilisée, et le gazoduc du géant russe Gazprom, qui achemine du gaz naturel vers l’Europe depuis la Russie, a cessé de fonctionner après une rupture majeure.

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