Signature d’une entente sur des revendications territoriales autochtones en Alberta

SIKSIKA, Alb. — Justin Trudeau s’est rendu jeudi dans une communauté autochtone à l’est de Calgary, en Alberta, pour signer un règlement historique sur les revendications territoriales qui serait, selon Ottawa, l’un des plus importants du genre au Canada.

Le gouvernement fédéral a déclaré que le règlement nous ramène à plus d’un siècle, lorsque le Canada a rompu ses promesses contenues dans le «traité des Pieds-Noirs».

Ottawa s’était alors octroyé près de la moitié des terres de réserve de la nation Siksika, y compris certaines de ses terres agricoles, pour les vendre aux nouveaux arrivants qui venaient s’installer dans la région.

L’accord signé jeudi prévoit une indemnisation de 1,3 milliard $ à la nation Siksika pour résoudre les revendications territoriales en suspens, qui comprennent environ 46 500 hectares de la réserve de Siksika et certains droits miniers pris par le Canada.

Le site internet de la nation Siksika indique que chaque membre recevra 20 000 $ en juillet dans le cadre du règlement.

Le premier ministre Trudeau et le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, ont participé à la cérémonie de signature jeudi avec le chef Ouray Crowfoot, des membres du conseil de bande et de la communauté.

«Nous sommes réunis aujourd’hui pour réparer un tort du passé, a déclaré M. Trudeau lors de la cérémonie. Nous sommes réunis pour nous donner une chance de commencer à reconstruire la confiance entre nous, de nation à nation.»

Le chef Crowfoot a déclaré que le règlement ne compensait pas les torts passés, mais qu’il ferait une différence dans la vie des gens.

«Le Canada doit cesser d’utiliser le mot ‘réconciliation’. Vous ne vous réconcilierez jamais, vous n’y parviendrez jamais, a-t-il déclaré. Cette revendication territoriale — 1,3 milliard $, c’est beaucoup d’argent — ne ramènera jamais tout ce qu’il y avait auparavant. Mais nous devons aller de l’avant. Ce que les 1,3 milliard $ peuvent faire, c’est d’offrir des occasions favorables, des occasions que nous n’avions pas avant.

«Je vois le vent tourner pour Siksika (…) Je nous vois devenir une nation prospère.»

— Avec des informations de Colette Derworiz à Calgary

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