Menace contre le chef libéral Justin Trudeau à 10 jours du scrutin

À moins de 10 jours du scrutin, Justin Trudeau portait un gilet pare-balles et il était entouré de forces de sécurité exceptionnelles pendant et après son discours lors d’un rassemblement avec des partisans en banlieue de Toronto samedi soir

La campagne libérale n’a pas officiellement commenté la situation, mais une source a confirmé à la Presse canadienne qu’il y avait eu une menace à la sécurité de Justin Trudeau.

Lors de son discours, dans une région où plusieurs luttes sont serrées entre libéraux, néodémocrates et conservateurs, Justin Trudeau a tenté d’associer les réductions de dépenses proposées dans la plate-forme conservatrice fédérale aux réductions opérées en Ontario par le premier ministre Doug Ford.

Il a également déclaré que les néodémocrates, lorsqu’ils étaient devenus l’opposition officielle, n’avaient pas pu empêcher le gouvernement de Stephen Harper à rendre des comptes, de la même façon que le NPD n’a pas été à la hauteur selon lui pour tenir tête au gouvernement de Doug Ford sur la scène provinciale.

Singh invite les électeurs à ne pas craindre un gouvernement minoritaire

Le NPD se montre déjà exigeant dans l’éventualité de l’élection d’un gouvernement minoritaire.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a fait savoir que la collaboration de son parti serait assortie de six conditions.

Il a expliqué qu’il se montrerait seulement favorable à la formation d’une coalition si celle-ci accepte d’intervenir immédiatement dans six dossiers.

Parmi ces enjeux dits «urgents» figurent l’accès à des logements abordables, la lutte contre l’endettement étudiant ainsi que la création de régimes nationaux de soins dentaires et d’assurance-médicaments.

La lutte contre les changements climatiques, l’établissement d’un plafond sur les factures de téléphone cellulaire et la mise en place d’un impôt sur les grandes fortunes font également partie du lot.

Plus tôt, M. Singh avait incité les électeurs à ne pas prendre de décision en étant motivés par la peur.

M. Singh a notamment souligné les avancées réalisées par des gouvernements minoritaires appuyés par le NPD par le passé. Il a laissé entendre que son parti pourrait faire valoir certaines de ses positions aux Communes sans nécessairement former le gouvernement, citant en exemple ses engagements à créer un régime national d’assurance-médicaments et abolir les subventions à l’industrie pétrolière.

«Mes amis, dans cette élection, on a un choix. On a choix pour défendre l’environnement, on a un choix pour investir dans l’énergie propre. On a un choix de défendre l’avenir pour les gens, On peut investir dans les soins de santé. On peut choisir l’espoir. Il ne faut pas choisir la peur», a-t-il martelé en français.

Le chef conservateur Andrew Scheer n’a pas voulu préciser s’il serait prêt à joindre ses forces avec d’autres partis, advenant l’élection d’un gouvernement minoritaire.

«Nous sommes très confiants. Nous avons proposé un plan pour rendre la vie plus abordable, pour baisser les impôts. Et je suis confiant que les Canadiens vont nous donner un mandat», s’est-il contenté de répéter.

En soirée, le chef du NPD Jagmeet Sing a remercié les agents de police qui protègent les politiciens sur Twitter:

«Toute menace faite contre JustinTrudeau , ou n’importe quel·le chef, est préoccupante. Peu importe pour qui vous votez ou ce que vous croyez, personne ne devrait avoir à faire face à des menaces de violence. Aux agents·es qui nous protègent : merci» a-t-il écrit.

Coupes dans les subventions

Au lendemain de la présentation du programme électoral chiffré de son parti, M. Scheer s’est engagé à dégager 1,5 milliard $ en amputant les subventions aux entreprises.

Pour ce faire, M. Scheer compte rapidement mettre sur pied une commission coprésidée par Kevin Falcon, auparavant ministre des Finances de la Colombie-Britannique, et Yves Desjardins-Siciliano, l’ex-président et chef de la direction de Via Rail, dont le mandat n’a pas été renouvelé au printemps dernier par le gouvernement libéral de Justin Trudeau.

La promesse de sabrer les subventions aux entreprises s’inscrit dans cette lignée de compressions pour mettre fin à ce que M. Scheer désigne comme les «dépenses frivoles» du premier ministre sortant, Justin Trudeau.

«Un nouveau gouvernement conservateur va donner cet argent à ceux qui en ont vraiment besoin: vous et votre famille», a-t-il déclaré en français, lors d’une conférence de presse à Burnaby, en Colombie-Britannique, dans la circonscription du chef néo-démocrate Jagmeet Singh.

La commission aura aussi le mandat de recommander des mesures de la performance des programmes de subventions aux entreprises et de revoir les programmes d’innovation pour assurer qu’ils soutiennent les entreprises canadiennes qui offrent des avantages, des profits et des brevets qui restent au Canada.

Anciens combattants

De son côté, la cheffe du Parti vert Elizabeth May a courtisé les anciens combattants.

De passage à Charlottetown, sur l’Île-du-Prince-Édouard, Mme May a promis un «réexamen national» des questions touchant les anciens combattants.

«C’est très important de s’occuper adéquatement de ceux qui sont montés au front pour nous, a-t-elle déclaré. Nous devons aussi réassurer les jeunes qui souhaitent faire carrière dans les Forces armées que leur avenir sera protégé.»

Le Parti vert s’est engagé à «rétablir les paiements périodiques au niveau d’avant 2006». Mme May s’est aussi engagée à abroger «l’article de la Loi sur les pensions de retraite qui prive de pension les conjoints survivants de certains travailleurs, y compris ceux de la GRC, et les anciens combattants qui se sont mariés après 60 ans.»

Le chef libéral Justin Trudeau est en Ontario pendant que Maxime Bernier du Parti populaire mène campagne dans sa circonscription de Beauce. De son côté, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a pris une pause.

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