Singh se garde le rôle de critique pour les dossiers touchant les Autochtones

OTTAWA — Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a distribué les tâches, jeudi, espérant que son petit caucus de 24 députés saura faire plier le gouvernement libéral minoritaire dans certains dossiers.

Jagmeet Singh met tout d’abord l’accent sur les dossiers touchant les Premières Nations, se gardant le rôle de vis-à-vis des ministres des Services aux Autochtones et des Relations Couronne-Autochtones.

M. Singh continue de réclamer qu’Ottawa renonce à appeler de la décision du Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) qui a ordonné une compensation pour les enfants retirés de leurs familles. Le Tribunal a estimé qu’il y a eu discrimination à cause du manque de ressources d’aide à l’enfance dans les communautés autochtones.

L’appel était entendu en Cour fédérale cette semaine. Mais M. Singh croit qu’il n’est pas trop tard pour que le gouvernement Trudeau abandonne ses démarches devant les tribunaux. Il a identifié ce dossier comme une des priorités néo-démocrates qui pourraient influencer sa décision d’appuyer ou non le discours du Trône, attendu le 5 décembre.

C’est la nouvelle venue de Colombie-Britannique Laurel Collins qui s’occupera d’une autre priorité du NPD et aura la responsabilité de surveiller le ministre de l’Environnement et du Changement climatique.

M. Singh a confié à son élu québécois Alexandre Boulerice les dossiers des ministres Mélanie Joly et Steven Guilbeault, soit le développement économique pour les régions du Québec et le patrimoine canadien.

Se moquant de la création d’un ministère pour la Prospérité de la classe moyenne par un gouvernement qui «ne peut pas décrire c’est quoi la classe moyenne» et qui «ne travaille pas pour les familles, mais travaille pour les plus riches», M. Singh a préféré confier à Charlie Angus, un député ontarien, la responsabilité des «inégalités de revenu et de l’abordabilité».

Et puis, invité à commenter la création d’un ministère de la Diversité et de l’Inclusion, M. Singh n’y a vu rien de concret. «Ce gouvernement aime les jolis mots», a-t-il ironisé.