Sommet du G7: les féministes revendiquent de l’action, au-delà des mots

OTTAWA — Des dizaines de féministes se réuniront à Ottawa cette semaine pour s’assurer que le premier ministre Justin Trudeau se souvienne de sa promesse d’aborder le sujet des droits des femmes et des filles lorsqu’il recevra les dirigeants des pays du G7, à La Malbaie, en juin.

Le gouvernement libéral fait de l’égalité des sexes une priorité alors qu’il assume la présidence du G7 cette année. Il souhaite notamment intervenir pour favoriser l’émancipation des femmes dans le milieu économique et augmenter la présence féminine dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Le sommet du W7 (W pour women, femmes en français) s’ouvrira mercredi et a pour objectif de faire entendre les voix des féministes du monde entier en vue de la rencontre du G7.

Le groupe d’environ 70 femmes, originaires de 20 pays, fournira ses propres recommandations aux sept dirigeants pour assurer l’égalité entre les sexes — en ce qui a trait à la paix et la sécurité, le changement climatique et la violence contre les femmes — et pour que le mouvement féministe soit plus fort et plus inclusif. 

Les militantes exhorteront aussi le Canada à respecter son engagement sur le droit à la santé sexuelle et reproductive, dont l’accès à l’avortement. Sur ce point, M. Trudeau pourrait avoir de la difficulté à convaincre le président américain, Donald Trump, de se joindre à lui.

Paulette Senior, présidente et chef de la direction de la Fondation canadienne des femmes, appelle les politiciens à aller au-delà des mots et à proposer des mesures qui vont vraiment améliorer le sort des filles et des femmes.