Sondage auprès de 2744 psychologues du Québec: hausse de détresse des patients

MONTRÉAL — Les psychologues du Québec constatent une hausse de la détresse chez les gens qui les consultent.

Un récent sondage mené par l’Ordre des psychologues du Québec auprès de ses membres, tant du réseau public que privé, précise que 86 % des répondants ont noté cette hausse.

Les psychologues rapportent que la détresse psychologique se manifeste par davantage d’anxiété et à 70 % par des symptômes dépressifs.

Ils ont aussi constaté une hausse des demandes urgentes (67 %), de la consommation d’alcool et de drogues (46 %) et davantage de problèmes de concentration, de mémoire et d’attention (56 %).

La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou, craint que ce portrait de ce qui se passe dans les bureaux des psychologues ne soit que la pointe de l’iceberg.

Elle observe que près de 70 % des psychologues qui ont répondu au sondage ont affirmé avoir eu des retours d’anciens clients dont l’état s’est fragilisé en raison de la pandémie de COVID-19.

Christine Grou affirme que le Québec vit une crise sans précédent et que ses impacts psychologiques, surtout chez les personnes vulnérables, sont majeurs. Les problèmes s’intensifient et se complexifient et selon la présidente de l’Ordre des psychologues, il faut agir maintenant afin de prévenir le pire.

Selon le sondage, plus de 50 % des psychologues se disent prêts à contribuer à un programme d’urgence pour rendre leurs services facilement accessibles. En tout, près de 7000 heures par semaine pourraient être ajoutées par les psychologues pour venir en aide à la population.

Le sondage a été envoyé aux 8843 membres de l’Ordre le 19 octobre et les réponses ont été recueillies jusqu’au 21 octobre. Un échantillon de 2744 psychologues ont répondu aux questions, soit 31 % des membres.

 

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