Sondage: la santé psychologique d’étudiants universitaires du Québec est précaire

MONTRÉAL — La santé psychologique des étudiants universitaires québécois a été si éprouvée par la pandémie de COVID-19 qu’elle est devenue préoccupante, selon l’Union étudiante du Québec qui a commandé une enquête sur le sujet.  

Le sondage mené l’automne dernier par la firme Léger auprès de 1209 étudiants provenant de 17 universités révèle que le niveau de détresse psychologique de 51 % des étudiants a augmenté pendant la session d’automne.   

De plus, 52 % des répondants ont mentionné avoir ressenti un besoin de soutien psychologique depuis le début de la session. Parmi ces personnes, 77 % ont indiqué ne pas avoir eu recours à une aide professionnelle même si elles en ont ressenti le besoin, surtout à cause des coûts trop élevés et du manque de temps.   

Les principaux facteurs de stress identifiés ont été, dans l’ordre, la charge de travail dans les études (65 %), le manque de relation sociale (61 %) et les cours en ligne (56 %). D’autre part, 61 % des répondants ont dit qu’ils manquaient de compagnie plus souvent qu’avant et 72 % ont signalé qu’ils se sentaient plus isolés qu’avant.  

Les taux d’idées suicidaires et de tentatives de suicide rapportés ont été respectivement de 7 % et de 3 %.

Le sondage signale aussi que le soutien offert par leur université et par les membres du corps enseignant a diminué, respectivement de 35 % et de 40 %.   

La présidente de l’Union étudiante du Québec, Jade Marcil, estime que ces résultats doivent inciter le gouvernement du Québec à se doter d’un plan d’action ambitieux en matière de santé psychologique dans les universités qui doit être entièrement financé dans le prochain budget. Elle réclame aussi des universités qu’elles soient plus transparentes sur l’utilisation des investissements gouvernementaux.   

Les données de l’enquête ont été recueillies du 12 novembre au 19 novembre.

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