Sortie de crise au PLQ: Tanguay juge le moment venu de «revenir à l’essentiel»

QUÉBEC — Le chef par intérim du Parti libéral du Québec (PLQ), Marc Tanguay, reconnaît que la crise qui a secoué le parti depuis plus d’un mois risque d’avoir un effet négatif sur la perception de la population envers cette formation politique.

Il est d’avis que l’objectif qui consiste à modifier cette perception représentera un défi à surmonter dans les prochains mois, pour lui-même et son équipe.

«On doit démontrer que nous sommes un parti proche des gens, dans la perception. C’est le défi que nous avons», a commenté M. Tanguay, mercredi, en mêlée de presse, en marge du caucus de trois jours des 19 députés libéraux, à l’approche de la session parlementaire, qui débutera le 29 novembre.

Il se dit «lucide avec le constat du défi qui est devant nous», a ajouté le chef par intérim, en se disant persuadé que la sortie de crise sera possible si les députés libéraux s’affairent à «travailler des dossiers qui parlent aux Québécois».

Il faut «nous ramener à l’essentiel de notre existence comme députés à l’Assemblée nationale. C’est ça qui va justifier notre présence, qui va confirmer notre pertinence», selon celui qui reconnaît les «égarements» qui ont plongé le PLQ dans une crise sans précédent.

Le 3 octobre, le PLQ a connu la pire défaite de son histoire. Depuis, la cheffe du parti, Dominique Anglade, a dû démissionner, contestée de toutes parts, tandis que la députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols, était expulsée du caucus, parce qu’elle avait refusé les fonctions de porte-parole qu’on souhaitait lui confier. Les tentatives pour la convaincre de réintégrer le caucus ont toutes échoué. 

L’attribution du poste de 3e vice-président de l’Assemblée nationale, que deux députés convoitaient, Mme Nichols et le député de Viau, Frantz Benjamin, a fait éclater la crise au grand jour. M. Benjamin en est sorti gagnant, tandis que les ponts sont rompus avec Mme Nichols. 

Dimanche, M. Tanguay avait tenté de réparer les pots cassés, en proposant que le poste convoité soit occupé pendant deux ans par Mme Nichols et pendant deux autres années par M. Benjamin. Mme Nichols a accepté, mais M. Benjamin, qui avait obtenu l’assurance de la nomination, n’a pas apprécié, menaçant de quitter le caucus. M. Tanguay a reculé et a annulé l’entente conclue précédemment avec Mme Nichols, qui s’est sentie exclue une deuxième fois par sa famille politique. 

M. Tanguay a dit mercredi qu’il n’avait pas contacté Mme Nichols depuis que cette dernière a réaffirmé son choix, mardi, de siéger désormais à titre de députée indépendante.

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