Sous-représentation de femmes dans des professions à prédominance masculine

OTTAWA — Les femmes continuent d’être désavantagées dans les métiers spécialisés où la plupart des postes sont traditionnellement occupés par des hommes.

Une étude fondée sur des données de 2014 et de 2015 que le Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion de Statistique Canada publie mercredi laisse entendre que les femmes qui se sont inscrites à un programme d’apprentissage à prédominance masculine affichaient généralement des résultats sur le marché du travail inférieurs à ceux de leurs homologues masculins dans des programmes semblables.

Par exemple, le salaire horaire médian des femmes dans ces programmes était inférieur de 14 pour cent à celui de leurs homologues masculins, après avoir tenu compte de facteurs tels l’âge, l’expérience de travail préalable à l’apprentissage et le programme d’étude.

Par rapport à leurs homologues masculins, les femmes ayant suivi un programme d’apprentissage à prédominance masculine étaient également moins susceptibles d’être travailleuses salariées ou autonomes.

Dans l’ensemble, 56 pour cent des femmes ayant suivi un programme d’apprentissage à prédominance masculine ont déclaré occuper un poste lié à leur domaine d’études, comparativement à 71 pour cent de leurs homologues masculins.

En comparaison, les femmes ayant choisi un programme d’apprentissage à prédominance féminine ou sans prédominance connaissaient moins de désavantages dans leurs résultats sur le marché du travail que les hommes ayant choisi le même type de programme.

L’étude démontre aussi que 20,7 pour ces des femmes apprenties ont suivi un programme à prédominance masculine alors qu’en revanche, 0,5 pour cent des apprentis de sexe masculin ont choisi un programme à prédominance féminine.

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