Stérilisations forcées: le sénateur Sinclair réclame une enquête nationale

OTTAWA — Le sénateur Murray Sinclair croit qu’il faudra une enquête nationale pour déterminer à quel point les stérilisations forcées sont courantes chez les femmes autochtones et comment ces actes ont pu se reproduire pendant si longtemps.

M. Sinclair a dirigé la Commission de vérité et réconciliation qui a examiné l’héritage des pensionnats fédéraux pour Autochtones.

Il a affirmé à La Presse canadienne avoir entendu le récit de femmes stérilisées contre leur volonté, souvent lorsqu’elles étaient placées sous la surveillance de travailleurs sociaux ou de travailleurs spécialisés dans la protection de l’enfance.

M. Sinclair figure parmi un nombre grandissant de personnes et de groupes, notamment la sénatrice Yvonne Boyer, le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, et Amnistie internationale Canada, qui s’inquiètent des informations selon lesquelles des femmes autochtones ont été contraintes de subir une ligature des trompes.

Le sénateur a tenu ces propos alors que le Comité des Nations unies contre la torture discute de cette question cette semaine. Le Canada s’est fait demander d’expliquer les mesures qu’il entend prendre pour remédier à la situation.

M. Sinclair s’est dit très préoccupé par le fait que la stérilisation forcée perdure au Canada. Il a également déclaré que la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par les Nations unies en 1948, «vient immédiatement à l’esprit» et que les autorités doivent en être conscientes.

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