Steven Guilbeault déplore le long silence de l’Alberta autour de rejets toxiques

Le ministre fédéral de l’Environnement s’inquiète du silence du gouvernement albertain, depuis neuf mois, concernant deux rejets d’eaux contaminées provenant de bassins de rétention de sables bitumineux.

Steven Guilbeault rappelle que l’Alberta est censée informer le gouvernement fédéral de tout rejet dans les 24 heures suivant le signalement de l’incident.

Or, les agences gouvernementales de l’Alberta semblent avoir été au courant des infiltrations du bassin de résidus de sables bitumineux de Kearl, de la société Impériale, pendant neuf mois avant de faire une déclaration publique à ce sujet.

Les incidents environnementaux en Alberta sont normalement signalés d’abord à un centre d’appels gouvernemental géré par le ministère des Transports, qui avise ensuite l’organisme provincial de réglementation.

Environnement Canada, dans une chronologie publiée mercredi, soutient que le fédéral a dû se renseigner sur les infiltrations, et sur un deuxième déversement de 5,3 millions de litres, auprès des communautés autochtones de la région. Ces communautés étaient elles-mêmes tenues dans l’ignorance concernant l’ampleur et la nature des incidents environnementaux, selon Ottawa. 

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a blâmé l’Impériale pour la lenteur des communications.

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