Survol de certaines recherches liées à la COVID 19 menées dans le monde

Des milliers de scientifiques dans le monde entier sont à pied d’oeuvre pour tenter de lutter contre la pandémie de COVID-19. Voici un résumé de certaines recherches récentes, qui ont été menées par des revues académiques ou des agences scientifiques, et qui ont été révisées par des pairs :

Des chercheurs de l’Université de Calgary et de l’Université de l’Alberta commencent un autre essai du médicament antipaludique controversé hydroxychloroquine, pour voir s’il peut aider les personnes ayant reçu un diagnostic de COVID-19. Le médicament fait actuellement l’objet de plusieurs essais dans le monde pour évaluer son efficacité après que des chercheurs français eurent publié un article disant avoir eu du succès.

Des inquiétudes ont toutefois été exprimées à propos d’un article publié par des chercheurs français affirmant le succès de l’utilisation de l’antipaludique hydroxychloroquine. La société responsable du journal qui a publié l’article — souvent cité par ceux qui souhaitent l’utilisation du médicament — a déclaré que la recherche ne répondait pas à ses normes. L’éditeur de la revue a indiqué avoir reçu suffisamment de critiques au sujet de la recherche pour la soumettre à un examen indépendant supplémentaire par des pairs, afin de voir si ces préoccupations sont justifiées.

Santé Canada a approuvé un essai clinique du médicament antiviral Virazole, connu sous le nom générique de ribavirine. Les essais doivent être menés par la société Bausch, au Québec. Le Virazole agit pour empêcher un virus de se propager dans le corps et pourrait aider à réduire la gravité des nouvelles infections à coronavirus. On espère que le médicament réduira les problèmes respiratoires chez les patients atteints de COVID-19. Les essais, qui débuteront dans quelques semaines, doivent tester le médicament en association avec les soins standards pour les patients âgés d’au moins 18 ans.

Les Centers for Disease Control and Prevention, aux États-Unis, ont publié des recherches indiquant que la grande majorité des patients atteints de COVID-19 et ayant dû être hospitalisés souffraient également d’autres conditions. Sur plus de quatre mois de surveillance, les chercheurs ont constaté que près de 90% des patients avaient une ou plusieurs affections sous-jacentes, les plus courantes étant l’obésité, l’hypertension, les maladies pulmonaires chroniques, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Il a également constaté que les Noirs étaient hospitalisés à un taux dépassant leur pourcentage de la population.

Un article d’opinion dans le Journal de l’Association médicale américaine met en garde contre les conséquences sur la santé mentale de l’éloignement physique à long terme. Il note que Mental Health UK a déjà publié des conseils de premiers soins psychologiques. Il ajoute que les technologies numériques peuvent atténuer la solitude et que celles qui impliquent la voix ou la vidéo sont une meilleure option qu’un simple texto, et suggère qu’il est nécessaire de mettre en place des programmes de sensibilisation afin qu’un soutien social puisse être fourni. Il recommande également de créer des routines, en particulier pour les écoliers, et insiste sur l’importance de prendre des nouvelles des gens exposés à la violence familiale.

Une recherche dans le New England Journal of Medicine rapporte de bons résultats à la suite du traitement de 53 patients atteints de la COVID-19 avec du remdesivir, un antiviral initialement testé sur des patients atteints de l’Ebola. Elle indique que 36 des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont commencé à mieux respirer et certains sont sortis de l’hôpital. Les résultats ont toutefois été fortement critiqués, car il n’y avait pas de groupe témoin avec lequel comparer.

L’Université de l’Alberta a publié des recherches dans le Journal of Biological Chemistry qui suggèrent que le remdesivir est efficace contre le nouveau coronavirus en laboratoire. Les scientifiques ont découvert que le composé pouvait empêcher le virus de se multiplier en bloquant l’action d’une protéine cruciale. Ils ont obtenu des résultats similaires avec d’autres virus de la même famille que le nouveau coronavirus, notamment le syndrome respiratoire du Moyen-Orient et le SRAS.

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