Survol de certaines recherches liées à la COVID 19 menées dans le monde

Des milliers de scientifiques dans le monde entier sont à pied d’oeuvre pour tenter de lutter contre la pandémie de COVID-19. Voici un résumé de certaines recherches récentes, qui ont été menées par des revues académiques ou des agences scientifiques, et qui ont été révisées par des pairs :

C’est correct de pleurer, dit l’American Institute of Ophthalmology. Des chercheurs ont examiné si la COVID-19 pouvait être transmise par les larmes en comparant les résultats d’un prélèvement nasal avec des échantillons de larmes chez 17 patients atteints de coronavirus. Les scientifiques ont examiné un total de 64 échantillons de patients obtenus au cours des première, deuxième et troisième semaines ayant suivi l’apparition des premiers symptômes. Aucun des échantillons de larmes n’a montré la présence du nouveau coronavirus.

Les taux de mortalité attribués à la COVID-19 peuvent être influencés par la composition démographique d’un pays, indique un article publié dans «Proceedings of the National Academy of Sciences». Des études antérieures ont déjà établi que les personnes âgées sont plus susceptibles de souffrir de complications liées au virus. Ces auteurs ont noté que certains pays ont des répartitions d’âge considérablement différentes. L’Italie, qui souffre gravement de la COVID-19, compte l’une des populations les plus âgées du monde, avec près d’un quart de sa population ayant plus de 65 ans. Le Brésil, où 2 % de la population a 80 ans ou plus, devrait compter trois fois plus de décès que le Nigéria, où seulement 0,2 % de la population est aussi âgée. Le document suggère que les politiques d’atténuation des maladies, telles que la distanciation sociale, devraient tenir compte de la répartition par âge au sein d’une population.

Un article du «New England Journal of Medicine» examine le risque d’infection à la COVID-19 par les gouttelettes et les aérosols émis lors de discussions quotidiennes. Il indique que des centaines de minuscules gouttelettes ont été détectées sur un écran placé à 75 millimètres lorsque les sujets testés ont prononcé la phrase «stay healthy» (restez en bonne santé). Plus le sujet parlait fort, plus il y avait de gouttelettes émises. Une débarbouillette humide placée sur la bouche du sujet a réduit la quantité de gouttelettes. L’étude ne tient pas compte du pourcentage de transmission de la COVID-19 qui pourrait être lié à ces gouttelettes.

Le «Journal» de l’American Medical Association prévient que la COVID-19 présente des risques autres que l’infection directe pour les personnes âgées. Il note que la santé des personnes âgées est souvent facilement affectée par la solitude ou l’isolement, comme elles peuvent en ressentir en raison des restrictions visant à ralentir la propagation du coronavirus. Elles sont également sensibles aux changements d’alimentation, de routine et de stimulation provenant du monde extérieur. Tous ces risques augmentent lorsque les soutiens sont réduits. Bien que le journal conclue que la télémédecine peut aider à atténuer ces problèmes, il exhorte les médecins à rester attentifs à ces préoccupations chez les personnes âgées.

Les médecins australiens sont informés par l’«Australian Journal of General Practice» de ne pas prescrire d’hydroxychloroquine aux patients pour traiter la COVID-19. Le journal affirme qu’il existe peu de preuves suggérant que le médicament antipaludique est efficace contre le nouveau coronavirus et la seule étude en sa faveur est considérée comme scientifiquement faible. Le journal note que le médicament peut avoir des effets secondaires dangereux et que sa prescription pour traiter la COVID-19 pourrait réduire sa disponibilité pour ceux qui en dépendent pour d’autres problèmes médicaux.