Survol de la recherche intensive dans le monde sur le coronavirus

Des milliers de scientifiques dans le monde entier sont à pied d’oeuvre pour tenter de lutter contre la pandémie de COVID-19. Voici un résumé de certaines recherches récentes, qui ont été menées par des revues académiques ou des agences scientifiques, et qui ont été révisées par des pairs :

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Les Actes de l’Académie nationale (américaine) des sciences publient des recherches chinoises qui montrent un certain espoir pour le traitement de la COVID-19 avec un médicament jusqu’ici utilisé pour soigner l’arthrite. Avant d’être traités par le tocilizumab, les 21 patients de l’étude étaient gravement malades – ils avaient tous besoin d’oxygène, sauf un. Leur température corporelle est revenue à la normale le premier jour après avoir reçu le médicament et est demeurée stable par la suite. En cinq jours, 15 patients ont pu réduire leur apport en oxygène. Tous les patients sont sortis entre 10 et 31 jours après le traitement et aucun effet indésirable n’a été signalé.

La revue «Science» écrit sur le niveau de distanciation sociale et de confinement qu’il a fallu pour réduire la transmission de la COVID-19 en Chine. Les données montrent que les contacts personnels sont passés de 20 personnes par jour à deux, presque tous à la maison. Les auteurs de l’article rapportent que le strict confinement a été le principal facteur de la baisse des infections dans ce pays. Ils estiment également que les fermetures d’écoles à elles seules n’auraient pas suffi à juguler l’épidémie.

La clinique Mayo explique dans la revue «Science» comment la COVID-19 aggrave un type de problème cardiaque connu. Cette condition provoque un épaississement des muscles du coeur, que le corps essaie de combattre en produisant une certaine protéine. Or, le coronavirus qui provoque la COVID-19 détourne les récepteurs de cette protéine sur les membranes cellulaires et les utilise pour pénétrer dans les cellules. Le virus emmène ensuite la protéine avec lui, ce qui entraîne une pression artérielle plus élevée et une rétention d’eau.

La revue d’ORL «Rhinology» rapporte que la perte de l’odorat est un symptôme rare, mais réel, de la COVID-19. Chez certaines personnes infectées, ce peut même être la seule manifestation de l’infection. Les chercheurs ont examiné six patients chinois qui disaient ne plus pouvoir sentir, mais ne montraient aucun autre symptôme. Tous ont été testés positifs pour le nouveau coronavirus, bien que deux seulement avaient déjà signalé des symptômes. On a demandé aux patients d’identifier les odeurs de citron, de menthe, de fraise, de pin, de vanille et de fumée: tous ont donné au moins trois mauvaises réponses.

Un article dans un journal de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, des Nations unies, affirme que les pandémies sont souvent causées par la mise en contact direct, et souvent conflictuelle, d’un nombre croissant d’humains avec des animaux porteurs d’agents pathogènes. L’article indique que les pandémies futures, potentiellement plus meurtrières, pourraient être évitées en renforçant les réglementations et les incitations environnementales «positives pour la nature», en adoptant une approche écosystémique de la santé publique et en finançant davantage les systèmes de santé.