Survol de recherches scientifiques menées autour de la COVID-19 dans le monde

Des milliers de scientifiques dans le monde entier sont à pied d’oeuvre pour tenter de lutter contre la pandémie de COVID-19. Voici un résumé de certaines recherches récentes, qui ont été révisées par des pairs de revues académiques et d’agences scientifiques :

Les «Center for Disease Control» aux États-Unis ont évalué comment le coronavirus affectait différents groupes d’âge.

Sur 4226 cas de la COVID-19 aux États-Unis, les CDC ont constaté que les patients de plus de 65 ans étaient impliqués dans environ un tiers de tous les cas et environ la moitié des hospitalisations et des admissions aux soins intensifs.

Les patients de ce groupe d’âge représentent également environ 80 % de tous les décès dus à la COVID-19. Aucun patient de 19 ans ou moins n’est mort de la maladie ou n’a été hospitalisé.

Ces chiffres sont cohérents avec les résultats obtenus dans d’autres pays.

Le Journal de l’Association médicale américaine rend compte du stress psychologique que la pandémie de coronavirus inflige au personnel soignant.

Les données de 1257 travailleurs chinois du secteur de la santé suggèrent qu’environ la moitié présentaient des symptômes de dépression et d’anxiété, un tiers souffrait d’insomnie et près des trois quarts ressentaient une certaine détresse psychologique.

Bien que l’enquête comprenait à la fois des médecins et des infirmières, elle a conclu que ce sont les infirmières, en particulier les femmes, qui subissaient le plus d’impacts.

Le gouvernement canadien dépense 23 millions $ pour soutenir l’Organisme de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO) de l’Université de la Saskatchewan, qui est jumelé au Centre international de recherche sur les vaccins (InterVac).

L’argent supplémentaire servira à combler la capacité insuffisante du Canada à fabriquer des vaccins. Ces sommes serviront aussi à faire fonctionner des laboratoires à haut niveau de confinement.

Le VIDO met actuellement sur pied une petite usine pilote, sur le campus de l’université, pour le développement de vaccins au Canada.

L’université affirme qu’elle pourrait être la première au pays à tester sur des animaux un éventuel nouveau vaccin contre le coronavirus. Le vaccin a été fabriqué en février et les chercheurs s’attendent à pouvoir déterminer dans environ quatre semaines s’il est efficace chez l’animal.

L’organisme affirme que les essais cliniques chez l’humain pourraient commencer dès l’automne.

Un rapport de l’Académie américaine de pédiatrie a examiné l’impact du virus sur 2000 cas suspects ou confirmés chez des enfants.

L’étude a révélé que 13 % des enfants atteints de la COVID-19 ne présentaient aucun symptôme.

Ces enfants présentaient aussi beaucoup moins de difficultés respiratoires ou de faibles taux d’oxygène dans le sang que les adultes — bien que cette constatation ne soit pas valable pour les enfants qui avaient des problèmes respiratoires préexistants.

La revue Eurosurveillance soulève des inquiétudes quant à la proportion de personnes qui peuvent être infectées et transmettre le nouveau coronavirus sans présenter de symptômes.

À l’origine, les scientifiques estimaient que seulement 1 % des personnes étaient asymptomatiques. Or, une étude menée à bord du bateau de croisière «Diamond Princess» suggère que ce chiffre serait plutôt d’environ 18 %.

De plus, une étude sur les évacués japonais de Wuhan, en Chine, où la pandémie a débuté, place ce nombre à 33 %.