Survol des recherches pour un vaccin contre la COVID-19 au Canada

Des milliers de scientifiques du monde entier sont à pied d’oeuvre pour lutter contre la pandémie de COVID-19, notamment pour développer un vaccin contre le virus. Des chercheurs canadiens participent à ces recherches. Voici un résumé de certains des projets en cours dans les universités canadiennes:

L’Université Western à London, en Ontario, travaille sur un vaccin contre la COVID-19, ainsi que sur le développement d’une banque de vaccins contre les coronavirus contenant jusqu’à des milliers de vaccins potentiels qui pourraient être utilisés au début d’une autre épidémie.

La recherche s’appuie sur des travaux antérieurs effectués à l’université pour un vaccin contre le virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, un autre coronavirus lié à celui qui circule actuellement.

Les chercheurs espèrent trouver des moyens d’adapter des vaccins efficaces contre un virus en particulier afin de pouvoir les utiliser pour lutter contre un virus apparenté. Cela leur permettrait de produire rapidement de nouveaux vaccins lors de futures épidémies virales.

À Saskatoon, des scientifiques de l’Université de la Saskatchewan tentent d’identifier quels animaux de laboratoire et agricoles communs peuvent être infectés par le virus, afin de mieux comprendre quels animaux peuvent présenter un risque et lesquels peuvent être utilisés comme modèles d’infection humaine.

L’équipe utilisera également des animaux pour s’assurer que les vaccins proposés n’aggraveront pas l’infection, comme cela a été observé ailleurs, et pour déterminer si les animaux peuvent être utilisés pour tester la sécurité des vaccins.

L’Organisation pour les vaccins et les maladies infectieuses de l’université construit actuellement une usine pilote sur le campus pour le développement de vaccins.

L’Université de l’Alberta à Edmonton étudie également d’éventuels vaccins possibles contre les coronavirus.

Les chercheurs s’appuient sur l’expérience acquise antérieurement pour développer des méthodes de purification de vaccins à l’échelle industrielle.

Un spécialiste du cancer de l’Université de l’Alberta et sa compagnie de biotechnologie travaillent sur un vaccin par ADN contre le virus causant la COVID-19.

Les vaccins par ADN introduisent du matériel génétique dans les cellules d’un patient, ce qui les amène à fabriquer des fragments du virus et à tromper le système immunitaire pour qu’il y réponde. Un tel vaccin est plus facile à fabriquer à grande échelle, offre une stabilité améliorée et ne nécessite pas d’agent infectieux.

Les vaccins potentiels seront bientôt testés sur des modèles animaux avant de passer aux essais sur l’humain.

À l’Université Laval, des scientifiques qui ont déjà eu du succès dans la lutte contre le virus Zika et celui du syndrome respiratoire du Moyen-Orient tentent de développer un vaccin contre la COVID-19 en rétroconcevant la génétique du nouveau coronavirus.

Les données doivent être utilisées pour déterminer comment on pourrait neutraliser le virus. La recherche, menée en collaboration avec des sociétés de biotechnologie, devrait également fournir des informations sur la sécurité des vaccins ainsi que sur la façon dont les virus endommagent leurs hôtes humains et voyagent d’un corps à l’autre.

L’Université Laval est également l’hôte d’un projet visant à utiliser des nanoparticules pour améliorer la force d’une réponse immunitaire et la vitesse de cette réponse à tout nouveau vaccin.

Le projet cherche également des moyens d’inciter les cellules à produire des anticorps contre le virus. Les deux composants seraient combinés en un vaccin.

Cette approche a déjà été utilisée pendant l’épidémie de SRAS en 2002 et produit des vaccins stables qui peuvent être entreposés pendant de longues périodes.

À Winnipeg, une équipe de l’Université du Manitoba examine comment le nouveau coronavirus entre dans une cellule saine.

Les chercheurs soupçonnent que des composantes qui interfèrent avec ce mécanisme pourraient être utilisées comme vaccins. Ils ont trouvé un moyen de cibler les cellules qui présentent des agents antiviraux au système immunitaire et espèrent utiliser ces cellules pour transmettre les composantes qu’ils ont développées.

Des scientifiques de l’Université de la Colombie-Britannique examinent l’efficacité de médicaments déjà connus contre le nouveau coronavirus.

De nombreux virus qui touchent la santé humaine sont liés les uns aux autres, mais on ne sait pas si les médicaments développés pour les combattre sont efficaces contre la COVID-19.

L’équipe évalue les médicaments les plus susceptibles de fonctionner et, comme on sait déjà qu’ils sont sûrs, les utilise lors d’essais cliniques. Les travaux ont déjà commencé sur un médicament développé à l’origine pour lutter contre le VIH.

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