Taïwan lève son embargo décrété en 2015 sur le boeuf canadien

OTTAWA – Taïwan lève le moratoire imposé il y a un an et demi sur les importations de boeuf canadien à la suite d’un cas de «maladie de la vache folle» en Alberta, s’est réjoui Ottawa vendredi.

Avant le moratoire, la Chine nationaliste représentait le septième marché d’exportation pour le boeuf canadien, avec des ventes annuelles de 12 millions $ sur des exportations canadiennes totales de 2 milliards $.

Il y a une semaine, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, en visite à Ottawa, annonçait la levée complète, en octobre prochain, d’un embargo partiel imposé il y a plus de dix ans sur le boeuf canadien.

L’importation de viande bovine canadienne provenant d’un animal de plus de 30 mois était interdite au Mexique depuis l’apparition, en 2003, de cas d’encéphalopathie spongiforme bovine — ESB, ou «maladie de la vache folle». La décision du Mexique pourrait valoir 250 millions $ aux producteurs de bovins canadiens.

L’association nationale qui représente les producteurs déplorait la semaine dernière que seuls deux autres pays maintenaient toujours leur embargo sur le boeuf canadien à cause de l’ESB: Taïwan et la Chine.

Ces barrières au commerce avaient été imposées après la découverte d’une vache reproductrice atteinte d’ESB en février 2015.

Rob Meijer, président de l’association Canada Beef, estime que même si le marché taïwanais est relativement peu important, la levée de l’embargo aura un impact sur les perceptions dans toute l’Asie du Sud-Est.