Taser à l’aéroport: accord à l’amiable pour un agent qui poursuivait le gouvernement

VANCOUVER — L’avocat d’un ex-agent de la GRC reconnu coupable de parjure après la mort en 2007 de l’immigrant polonais Robert Dziekanski à Vancouver a déclaré que son client avait conclu une entente à l’amiable dans sa poursuite contre les gouvernement fédéral et de la Colombie-Britannique.

Me Sebastien Anderson a indiqué que Kwesi Millington était parvenu à un accord cette semaine après avoir poursuivi les gouvernements pour dommages et intérêts, affirmant qu’il avait agi conformément à sa formation à la GRC.

Une enquête publique a montré que M. Dziekanski, mort dans la zone des arrivées de l’aéroport de Vancouver, avait subi plusieurs décharges de pistolet à impulsion électrique quelques secondes après que M. Millington et trois autres agents se soient approchés de lui.

M. Millington et son officier supérieur, Benjamin (Monty) Robinson, ont ensuite été reconnus coupables et condamnés à une peine de prison par la Cour suprême de la Colombie-Britannique pour complicité dans la fabrication d’un témoignage lors de l’enquête publique sur la mort de M. Dziekanski.

Me Anderson a indiqué que des dispositions strictes de confidentialité l’empêchaient de discuter de la plupart des détails du règlement.

La GRC a déclaré dans un communiqué que l’affaire avait été réglée à la satisfaction des deux parties. Le gouvernement provincial a dit ne pas avoir été partie prenante à cette entente et le gouvernement fédéral a renvoyé les questions à la GRC.

La poursuite intentée par M. Millington en 2019 a révélé que l’équipe intégrée d’enquêtes sur les homicides avait constaté que lui et les autres agents de la GRC avaient agi conformément à leur formation.

La poursuite a affirmé que M. Millington souffrait entre autres choses de trouble de stress post-traumatique, de dépression et d’anxiété.

Me Anderson a dit pouvoir divulguer qu’une partie de l’accord comprend une lettre de la GRC à l’appui de la demande de pardon de M. Millington, ce qui éliminerait sa condamnation au criminel.

«Cela tient en partie au fait que tous leurs rapports internes concernant la mort malheureuse de M. Dziekanski indiquaient qu’ils avaient tous agi dans le cadre de leur formation à ce moment-là», a-t-il déclaré.

Vendredi, la GRC a été questionnée sur l’accord, mais n’a fait aucun commentaire.

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