Taux élevé de surdoses mortelles parmi les autochtones de C.-B.

VANCOUVER — Les toxicomanes autochtones de la Colombie-Britannique sont 13 fois plus susceptibles de mourir d’une surdose que les autres Canadiens du même âge, conclut une étude menée pendant dix ans.

L’enquête a été réalisée par le Cedar Project Partnership of First Nations auprès de 610 autochtones toxicomanes âgés de 14 à 30 ans.

Quarante personnes sont mortes pendant l’étude, entre 2003 et 2014, et 65 pour cent des victimes étaient des femmes, révèle l’étude publiée lundi par le Journal de l’Association médicale canadienne.

Les auteurs de l’étude écrivent que le taux de mortalité des jeunes toxicomanes autochtones est «effroyable» et qu’il doit être considéré comme un problème non seulement de santé publique, mais aussi de droits de la personne.

Vingt-six autres participants sont morts depuis la fin de l’étude, et 15 ont été victimes d’une surdose. Des maladies comme le VIH et l’hépatite C était la deuxième cause de mortalité en importance.

Les auteurs préviennent qu’on ne peut exclure que certaines surdoses mortelles aient en fait été des suicides.

 

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