Taxe scolaire: la CAQ veut s’attaquer aux «iniquités» régionales

SAINTE-ADÈLE, Qc — La Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite s’attaquer aux «iniquités» de la taxe scolaire, en imposant un taux fixe dans toutes les régions du Québec.

Le chef de la CAQ, François Legault, a exposé son plan, mardi matin à la fin du caucus de la CAQ, à Sainte-Adèle.

Sa proposition vise à baisser la taxe scolaire pour toutes les régions, qui paieraient le même taux. Le gouvernement compenserait le manque à gagner pour que les écoles conservent leurs services.

«Il n’est pas question de couper en éducation, au contraire», a-t-il assuré.

La CAQ a présenté cette proposition en réaction à un projet de loi du gouvernement qui vise à établir un taux uniforme de taxation, mais à l’intérieur des régions.

Selon le chef, le projet de loi est «broche à foin» et ne s’attaque pas aux iniquités entre les régions.

M. Legault prévoit que cette mesure coûterait 700 millions $ de plus que le projet de loi du gouvernement Couillard, chiffré à 670 millions $, pour un total de 1,3 milliard $.

«Quand on regarde la situation financière, c’est possible à la fois de remettre l’argent qu’on a pris dans le portefeuille des Québécois et d’améliorer les services en éducation. C’est important de faire les deux», a-t-il plaidé.

«Le gouvernement du Québec a un surplus de 2,5 milliards $.»

Selon le plan de la CAQ, les citoyens de la Mauricie, de Saguenay et du Nord-du Québec économiseraient plus de 500 $.

«Si une personne décide d’aller rester dans une région éloignée, je ne vois pas pourquoi elle paierait un taux de taxe différent», a-t-il expliqué.

M. Legault a promis que les Québécois n’auront pas une «mauvaise surprise» au lendemain des élections si la situation économique change d’ici là, faisant référence aux Montréalais qui devront subir une hausse de taxe importante malgré les promesses de la nouvelle mairesse.

«Moi je suis comptable agréé, je suis ça mois par mois les finances publiques. Vous allez avoir un cadre financier détaillé», a-t-il déclaré.

Appui de principe au projet de loi 107

Le député André Spénard avait déclaré mardi matin que son parti appuierait le projet de loi 107, qui vise à accroître la compétence et l’indépendance de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le parti souhaite que le dirigeant de l’UPAC soit nommé par les deux tiers de l’Assemblée nationale, mais M. Spénard avait laissé entendre que la CAQ donnerait son appui au projet de loi malgré tout.

Le chef de la CAQ a toutefois précisé que son parti appuierait le principe du projet de loi, mais qu’il ne voterait pas en faveur dans sa version finale s’il ne contenait pas son exigence sur la nomination du commissaire de l’UPAC.

«Nous, on veut que le commissaire de l’UPAC soit nommé par le vote des deux tiers. Si on n’a pas ça en finale, on va voter contre», a résumé M. Legault.

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