Télétravail des ingénieurs d’Hydro-Québec: le tribunal émet une ordonnance

MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail a donné en partie raison, et de façon provisoire, au syndicat des ingénieurs d’Hydro-Québec, dans un litige qui oppose les parties concernant le télétravail.

Il a émis une ordonnance de sauvegarde et ordonné à Hydro-Québec de cesser d’entraver et de s’ingérer dans les activités du Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro-Québec.

Il a aussi ordonné à Hydro-Québec de ne pas négocier les conditions de travail relatives au télétravail avec les salariés qui font partie de ce syndicat.

L’ordonnance qui a été émise n’empêche pas Hydro-Québec d’implanter un programme de télétravail, même après le retour dans les bureaux, mais bien de négocier les conditions du télétravail directement avec les membres du syndicat, souligne le Tribunal dans sa décision.

La cause devra éventuellement être entendue sur le fond, puisqu’il s’agit seulement d’une ordonnance de sauvegarde.

Le litige entre les parties remonte à 2019, soit avant la pandémie de la COVID-19. Hydro-Québec avait adopté une «règle de gestion» concernant le télétravail.

Plus tard, lorsqu’on entrevoyait la fin de la pandémie et le retour au bureau, Hydro-Québec avait évoqué la mise en place de «chartes d’équipes sur le télétravail» qui portaient sur l’aménagement des journées en télétravail et au bureau.

Le syndicat l’avait alors contestée par grief, alléguant qu’Hydro-Québec ne pouvait l’implanter par une simple directive basée sur son droit de gérance. Il arguait que cela devait être négocié avec lui.

Le syndicat représente 2200 ingénieurs salariés au sein de la société d’État.